La saga de Paris

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Pierre Taittinger le 15 décembre 1934
Pierre Taittinger le 15 décembre 1934 © Getty - ullstein bild

Paris sous l'occupation 26 - Les concierges sont-ils le relais de la police française ?

Diffusion du dimanche 8 mars 2020 Durée : 2min

« Vous avez souffert. Vous souffrirez encore, votre vie sera dure. Ce n’est pas moi qui vous bercerai de paroles trompeuses. »

1943, Pierre Taittinger devient président du conseil municipal de Paris, en quelque sorte le maire de l’époque. Issu de la droite bonapartiste, Pierre Taittinger est proche du maréchal Pétain. Sa première mesure pour Paris : écrire à Pierre Laval, le chef du gouvernement. Il lui demande de déclarer Paris ville ouverte pour la préserver des bombardements. 

A l’hôtel de ville, Taittinger remet des médailles aux valeureux concierges restés dans les immeubles parisiens, de là à ce que les concierges ne deviennent des auxiliaires de renseignements de la police française et de la Gestapo, il n’y a qu’un pas à franchir sur le perron.  

Difficile alors d’entrer dans la résistance à Paris sans risquer sa vie. Ceux qui sont pris sont fusillés au mont Valérien, à Ballard et à la cascade du bois de Boulogne. Les corps des résistants sont ensuite envoyés au Père Lachaise. La gestapo utilise le crématorium du cimetière, une effroyable odeur incommode les Parisiens du 20e arrondissement. 

Plus frivole et léger, en 1943, un Géo Trouvetou du dimanche invente a une paire de chaussures lumineuses, on est loin des baskets à led des ados de maintenant mais déjà l’idée faisait son chemin. 

1943, Les restrictions touche aussi les vêtements et les chaussures, le cuir a disparu, les semelles sont désormais en bois et le Maréchal Pétain n’annonce rien de bon à la radio :

« Vous avez souffert. Vous souffrirez encore, votre vie sera dure. Ce n’est pas moi qui vous bercerai de paroles trompeuses. »