La saga de Paris

Samedi et dimanche à 08h15

Le foyer des soldats de la kommandantur avenue de la Motte-Piquet à Paris
Le foyer des soldats de la kommandantur avenue de la Motte-Piquet à Paris © Getty - Gamma-Keystone-France

Paris sous l'occupation 5 - Les Allemands dans Paris, l'occupation commence

Diffusion du dimanche 6 octobre 2019 Durée : 3min

La France a perdu la guerre, la blessure est mortelle. Que devient Paris dans la débâcle ? Deux millions de Parisiens ont fuit la capitale, le gouvernement s’est réfugié à Bordeaux. En quittant les Invalides, les autorités françaises ont emporté avec eux la redingote et le chapeau de Napoléon. Geste dérisoire, drôle de guerre ! Le 14 juin 1940, les premiers contingents allemands entrent dans Paris, ils paradent sur les avenues. 

L’armée allemande découvre dans les usines de la banlieue parisienne du matériel de guerre neuf et intact, des munitions, des chars et des toiles d’avion.

Paris offre le triste et lugubre aspect d’une cité déserte, ceux qui sont restés sont cloîtrés chez eux, les volets clos. La peur des Allemands. Le couvre-feu est ordonné pour 20 heures. Première mesure : l’armée du IIIe Reich remplace le drapeau français par des oriflammes nazies. Partout sur les toits de Paris flotte la croix gammée, Tour Eiffel, Arc de triomphe, hôtel de ville. La gloriole allemande a écrasé le coq français, une France aveuglée pas son patriotisme. Pour preuve cette réclame diffusée encore il y a peu sur les radios privés, désormais censurés par l’occupant.

Et pourtant, dès les premiers jours de l’occupation, les Allemands se veulent rassurants. Des affiches sont placardées sur les murs de Paris : faites confiance aux soldats allemands, en substance, si vous résistez, vous serez fusillés ou déportés. Le 16 juin, le maréchal Pétain devient président du conseil des ministres. 

C’est fait la collaboration s’instaure, dans quelques jours, Hitler sera en personne à Paris et déclarera : « Berlin en tant que capitale mondiale, ne pourra que se comparer qu’à l’ancienne Egypte, à Babylone ou à Rome, qu’est que Londres et Paris à côté de cela !