La saga de Paris

Samedi et dimanche à 08h15

Neville Chamberlain, Édouard Daladier, Adolf Hitler, Benito Mussolini et son ministre des affaires étrangères le Conte Galeazzo Ciano pour la signature des accords de Munich
Neville Chamberlain, Édouard Daladier, Adolf Hitler, Benito Mussolini et son ministre des affaires étrangères le Conte Galeazzo Ciano pour la signature des accords de Munich © Getty - Corbis Historical

Paris sous l'occupation 1 - le ciel d'Europe s'assombrit

Diffusion du dimanche 1 septembre 2019 Durée : 3min

1938,  le ciel s’assombrit en Europe, le vent mauvais arrive de l’Allemagne nazie. Pour autant, beaucoup espèrent encore la paix. À Paris, au retour des accords de Munich, Edouard Daladier est en direct de Matignon au 57,  rue de Varennes pour une courte allocution. Enregistré par la radio parisienne, Radio Cité, le président du conseil veut encore y croire.   

Il reste encore une petite année aux Parisiens pour gouter à la douceur de  vivre avant le sang et les larmes, avant la guerre, avant l’exode, avant l’occupation, les restrictions et l’humiliation. Pour l’instant, il ne manque rien, les terrasses des cafés sont bondés, on boit des  cafés, du chocolat et du thé, produits d’importation qui manqueront  cruellement dans peu de temps. 

Paris en 1939 compte 2 millions 800 000 habitants, la démographie la plus importante de son histoire. Les Parisiens étaient 600 000 de plus qu’aujourd’hui.

La  ville, comme toujours, est composée de provinciaux, pour beaucoup des  descendants des bâtisseurs du Paris d’Hausmann : les Bretons, les  Creusois, ceux aussi qui on nourrit la capitale, les Alsaciens et bien sur les Aveyronnais. Les café bois charbon, les bougnats Auvergnats sont aux quatre coins des rues de Paris. En 1939, Paris a plusieurs accents, on fait une réelle distinction entre l’accent du XIVe et celui de la banlieue proche, Courbevoie, patrie de la comédienne Arletty.  

La  gouaille des Parisiens, le rire d’Arletty, l’insouciance, c’est terminé. Le 3 septembre 1939, quelques heures après l’Angleterre, la France déclare la guerre à l’Allemagne.

Ce jour-là à Paris, dans les couloirs du métro parisien, il faisait froid, un froid glacial, un froid à mourir.