La saga de Paris

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des affiches de propagande enjoignent à faire confiance à l'occupant
des affiches de propagande enjoignent à faire confiance à l'occupant © Getty - Time Life Picture

Paris sous l'occupation 20 - 1942, Paris a de plus en plus faim

Diffusion du dimanche 26 janvier 2020 Durée : 2min

La sous nutrition des personnes âgées et des enfants est très préoccupante.

1942, les Parisiens ne mangent pas à leur faim. A moins d’aller à la campagne le week-end ou de s’alimenter chèrement au marché noir, il est extrêmement difficile de se procurer de la viande, des œufs, du sucre, des pâtes et du beurre. Conséquences, régime oblige, les adultes sont globalement en meilleur santé. Moins de maladie de cœur, moins de diabète. En revanche, la sous nutrition des personnes âgées et des enfants est très préoccupante. Sur ordre de Vichy et du Maréchal Pétain, on distribue dans les écoles des gâteaux et des pilules vitaminées. 

1942 à Paris, à l’Orangerie, au jardin des Tuileries, les Parisiens sont invités à l’exposition d’Arno Breker, l’artiste officiel du régime nazi ; ses sculptures, ses statues rendent fou de joie Hitler. Le travail bien que pompier et académique est talentueux, salué par Jean Cocteau. Dans un Français presque parfait, l’artiste allemand évoque son travail. 

1942 Jean Oberlé, animateur sur radio Londres lance cette petite chanson. Quelques jours plus tard, sur Radio Paris, les chansonniers médiocres et laborieux lui répondent.  

C’est donc la guerre des radios, et les coups bas de Radio Paris visent aussi le général De Gaulle. André Gillois, un autre animateur de radio Londres, résistant de la première heure et collègue d’Oberlé et Pierre Dac dira après la guerre. Aujourd'hui, il y a une armée d'occupation: c'est la jeunesse.