La saga de Paris

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Le Paris d'Haussmann est avant tout politique
Le Paris d'Haussmann est avant tout politique © Getty - Henn Photography

Haussmann et Napoléon III

Haussmann va sortir Paris du Moyen-Age

Georges Eugène Haussmann  est à la fois le fossoyeur et l’enchanteur de Paris. Au milieu XIXe siècle, Napoléon III veut un Paris moderne. Il y a du boulot. Il fait appel au préfet de la Seine, qui transforme la ville d’une  manière spectaculaire. Piste cyclable, trottinette, voiture élec… Non, ça ce n’est pas Haussmann, mais chaque période de Paris a sa révolution et quand il débute ses grands travaux, le Baron fait réellement sortir Paris du moyen-âge. 

Le Paris d’Haussmann, s’il est d’une architecture résolument rectiligne avec ses beaux immeubles et ses grandes avenues et boulevards est avant tout politique. Le nouveau Paris a été conçu pour éviter de monter des barricades, que Napoléon III avait connues lors de la révolution des trois glorieuses en 1830. Ainsi, Haussmann  rase une bonne partie de Paris et même sa propre maison d’enfance sur le futur boulevard qui portera son nom. Le baron élargit et agrandit : les champs Elysées, l’avenue Foch, le boulevard Saint Germain, l’avenue de l’Opéra avec en point de mire l’Opéra Garnier voulu par Napoléon III, et confié à Charles Garnier. 

Ce n’est pas fini ! Haussmann  annexe et englobe les communes autour de Paris : Bagatelle, Grenelle,  Charonne, Belleville,  Bercy, Bel Air, Glacière,  il embellit, il oxygène la ville avec de grands parc. Il agence également le bois de Boulogne, très vite fréquenté par des dames de petites vertus, dont les Parisiens sont friands. Anonyme ou gens connus comme Victor Hugo se pressent au bois de Boulogne, dixit l’historien Alain Decaux. 

Haussmann, admirable serviteur de Napoléon III fut pour Paris le plus grand des  rénovateurs, dans une époque où il n’y avait pas encore la Tour  Eiffel, le métro, le Centre Pompidou ou la Pyramide du Louvre. Et Sans  le baron, Paris n’aurait jamais été Paris.