Replay du mercredi 28 avril 2021

Journée Mondiale sur la sécurité et la santé au travail

- Mis à jour le

Anticiper, se préparer et répondre aux crises - Investir Maintenant dans des Systèmes de Sécurité et Santé au Travail (SST) Résilients

journée mondiale de la securité et de la santé au travail
journée mondiale de la securité et de la santé au travail - Philippe Alborghetti

La CARSAT et ses partenaires se sont mobilisés dans le cadre du PRST3 (Plan Régional Santé Travail 3) 

Depuis le 17 mars 2020, nous traversons une crise sans précédent. Les entreprises sont amenées à gérer des situations inédites qui portent atteinte à la santé physique et mentale des dirigeants, salariés, agents de la fonction publique…

Le télétravail généralisé dans des contextes personnels pas toujours adaptés, des baisses et pertes d’activité, le chômage partiel, l’insécurité face à l’avenir… génèrent la perception d’une perte de contrôle et un sentiment d’inégalité propices à l’apparition de risques graves avérés (actes suicidaires, violences, stress, burnout), d’alertes (crises émotionnelles, addictions, plaintes pour sexisme) ou de situations conflictuelles dont une perte de dialogue social. 

Des travaux réalisés dans des ateliers regroupant les partenaires institutionnels de la santé au travail ont mis en évidence un déficit criant de connaissance des entreprises face à ces difficultés : savoir vers qui se diriger selon les situations, quels sont les moyens d’action, comment appréhender et apprécier les conditions de crise. La création d’un support collectif est apparue comme une nécessité pour donner des informations, des ressources et des contacts pour intervenir en cas de crise, pour un accompagnement possible par les organismes de santé au travail, de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail. 

L’entreprise peut y trouver des contacts suivant le type de situation de crise, comme par exemple : 

- En cas d’accident grave : « Appeler le service prévention des risques professionnels de la CARSAT ou le CDG (Centre De Gestion), la MSA (selon votre secteur d’activité), la DEP (Délégation d’Enquête Paritaire), ou votre service de santé au travail (cellule d’urgence, d’écoute, débriefing…), 

- Pour la réalisation de l’enquête sur l’accident. Les salariés en arrêt de travail peuvent aussi contacter le service social de l’Assurance Maladie. » 

- En cas de situation d’alerte, 

- En cas de comportement anormal en lien possible avec des conduites addictives - En cas d’épuisement professionnel (Burn out) avéré - En cas de conflits.

Pourquoi ? 

Dans un contexte de crise sanitaire et économique inédite, les solutions « miracles » fleurissent dans le domaine « marchand », certes rempli de bonnes intentions, mais les entreprises manquent de repères. Ce flou ne les rassure pas et est un frein pour s’engager dans une amélioration de la santé physique et mentale des salariés. 

La CARSAT LR, en partenariat avec l’Université PAUL VALERY, propose un modèle d’intervention facilement lisible, à 2 axes, « bien-être ou détresse au travail ». 

Pourquoi 2 axes ? 

la définition de la santé de l’OMS se présente également sous 2 axes : il ne s’agit pas seulement de l’absence de troubles, mais également d’une perception « individuelle » d’être en bonne santé (définition de l’OMS de 1946 : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »). 

Ce modèle conceptuel s’appuie sur les travaux de courant récent dans les sciences sociales qui met en évidence la boucle de rétroaction de nos actions sur le contexte dans lequel nous évoluons : nous sommes la cause d’un effet.

Chaque salarié est considéré comme un acteur du système et non une « victime systématique » : il peut interagir avec et sur son contexte et le vivre comme « bien-être ou détresse au travail ». La prévention des risques professionnels s’y retrouve bien dans la prise en compte de la réalité des situations : 

• Observer les effets du travail : le « vécu » du salarié, son comportement 

• Repérer les conditions nécessaires dans le contexte spécifique du salarié en termes de besoins fondamentaux, comme ses critères de motivation, ses compétences, ses valeurs 

• Identifier les facteurs organisationnels, psychosociaux et individuels dans la situation, comme l’équilibre objectif-moyen, la reconnaissance, le climat de travail ou les conflits de rôles… 

• Activer des leviers ou facteurs clé de réussite, comme l’engagement de la direction, un dialogues social constructif…  par un groupe d’intervenants spécialisés référencés (« conventionnés ? ») par la CARSAT LR qui se réuni pour construire une approche d’intervention « simple », 

• La prévention des RPS, un socle nécessaire pour répondre à l’obligation de résultats qui incombe à l’employeur pour préserver la santé de ses salariés. 

• L’approche BET de l’INRS, elle, vise la performance de l’entreprise et la motivation des salariés. 

• La QVT, quant à elle, est replacée dans le cadre de la NAO.  

Et après ? Lancer des « Groupes Réflexion-Action » auprès des entreprises adhérentes au CLUB RPS d’ici fin 2021, pour leur permettre de s’engager dans l’amélioration de la santé physique et mentale de leurs salariés en s’appuyant sur ce modèle d’intervention et avec l’accompagnement de notre réseau d’intervenants spécialisés.

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