Replay du jeudi 10 juin 2021

Ecouter les émotions de nos enfants

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Les émotions sont l'expression d'un ressenti. Les enfants les expriment parfois de façon conflictuel avec l'entourage. Comment aider les enfants à accueillir des émotions ?

Accueillir ses émotions, c'est aussi un apprentissage pour l'enfant.
Accueillir ses émotions, c'est aussi un apprentissage pour l'enfant. © Getty - MoMo Productions

Un adulte qui comprend les émotions qu'il ressent sera plus à même d'accompagner son enfant, selon Audrey Geoffroy sophrologue et animatrice d'ateliers "La bulle des émotions".

Les différentes émotions

Les principales émotions sont : la tristesse, la colère, la joie, la peur, le dégoût et la surprise. Certaines émotions sont agréables, d'autres sont désagréables. Souvent la colère est un motif d'accompagnement des enfants. Une émotion comme la surprise peut être vécue de façon négative ou positive. Souvent de deux émotions sont mélangées : par exemple lors d'un anniversaire surprise, l'enfant ressent d'abord de la surprise et de la joie. La peut et la colère peuvent aussi se combiner.

L'expression des émotions

Avant l'âge de 6 ans, le cerveau n'est pas mature, l'enfant est incapable de maîtriser ses émotions.  L'enfant n'a pas de filtre. Certains enfants sont plus expressifs que d'autres. Mais un enfant qui ne mange pas par exemple, c'est un signe qui laisse à penser qu'une émotion le bloque peut être. Il faut échanger avec lui pour comprendre ce qui l'inquiète.

Accueillir ses émotions

La maturité émotionnelle arrive à partir de 5 à 6 ans. Elle se développe mieux avec l'aide d'un adulte pour comprendre et nommer les émotions et y mettre une intensité. Le parent montre aussi ses émotions et l'enfant se calque aussi sur le climat ambiant.

Quand mon enfant ne maîtrise pas ses émotions...

Un enfant qui exprime une émotion doit être entendu. Dire à son enfant "Je vois que tu es en colère", c'est lui montrer de l'intérêt et l'aider à faire redescendre la pression. Instaurer des rituels en fin de journée à l'arrivée à la maison permet en préventif de relâcher la pression. 

Etre bienveillant, ce n'est pas céder.

Il est possible de proposer à l'enfant un "coussin-colère", c'est un coussin qui ne sert qu'à exprimer cette colère. Il n'est pas question que l'enfant exprimer de la violence physique sur son parent ou sur ses frères et sœurs. L'enfant va tester les limites du cadre, mais il a besoin du cadre pour se construire.

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