Replay du jeudi 15 avril 2021

"Jamais sans mon psy. Peut-on être heureux à tout prix ?" écrit par Minou Azoulai et Pascal Delannoy

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Pascal Delannoy présente "Jamais sans mon psy. Peut-on être heureux à tout prix ?", un livre co-écrit avec Minou Azoulai, publié aux éditions Hugo New Life.

"Jamais sans mon psy", Minou Azoulai et Pascal Delannoy, éditions Hugo New Life
"Jamais sans mon psy", Minou Azoulai et Pascal Delannoy, éditions Hugo New Life © Radio France - Marie Ottoz

Jeudi 14 avril 2021 le président Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un « forfait psy » pour les enfants de 3 à 17 ans. Ce forfait propose 10 séances remboursées à 100% chez un psy, pour les plus jeunes actuellement en détresse psychologique. Pascal Delannoy, venu nous présenter le livre qu’il a co-écrit avec Minou Azoulai, Jamais sans mon psy, salue cette initiative qui prend en compte une réalité : le mal-être de la population face à l’inconnu. Cette prise en compte fait écho à la problématique de son ouvrage qui s’interroge sur le place du psy et notre rapport à l’intime dans notre quotidien.

La sphère psy

Psychologues, psychiatres, psychanalystes, Pascal Delannoy et Minou Azoulai sont allés à leur rencontre pour connaître, non seulement, leur point de vue sur le monde dans lequel nous vivons, mais aussi sur cette impression relayée par les médias et les réseaux sociaux que nous devons être (ou paraître) heureux à tout prix. Les patients eux aussi ont été interrogés pour connaître leur motivation et la confiance qu’ils accordent à leur psy. 

Ce n’est pas la crise sanitaire qui a inspiré les auteurs puisque l’écriture, les recherches et interviews ont débuté avant le premier confinement. Elle a toutefois apporté de nouvelles perspectives de recherches puisque, Pascal Delannoy le précise, avec la Covid les gens se livrent davantage. Si le banal « Bonjour, ça va ? » amenait un court « ça va, merci, et toi/vous ? », aujourd’hui leurs interlocuteurs témoignent d’échanges bien plus profonds, chacun s’exprimant sur son ressenti face à la crise. C’est une situation d’exception qui concerne le monde entier qui amène beaucoup à s’exprimer, à parler.

10 séances psys gratuites sont proposées aux jeunes entre 3 et 17 ans, il ne faut pas hésiter à y aller !
10 séances psys gratuites sont proposées aux jeunes entre 3 et 17 ans, il ne faut pas hésiter à y aller ! © Getty - MICROGEN IMAGES/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Tout le monde parle, mais qui écoute ?

Les psys justement. Ils sont 75 000 psychologues, psychiatres ou psychanalystes, mais comment choisir ? Il ne faut pas oublier qu’un psychiatre est médecin, donc face à un mal-être psychologique qui peut entraîner des douleurs physiques (migraine, mal de dos) ou certains troubles plus spécifiques (phobies, addictions, dépression) il est à même de pouvoir prescrire des médicaments. Le psychanalyste propose un travail sur plusieurs années, privilégié davantage par les personnes qui ont un regard inquiet sur leur vie, leur passé et leurs origines.

Toutefois, personne ne peut savoir à notre place ce qui nous conviendra le mieux. Si les psys sont une bonne solution, qui mérite d’être tentée quand on ne sait pas à qui s’adresser, trouver le bon psy n’est pas forcément chose aisée et il faut aussi être conscient que nous sommes notre solution : « je me donne les moyens d’aller mieux ». 

Peut mieux faire

Au travail il reste encore compliqué pour beaucoup de parler de son mal-être. La médecine du travail n’est pas toujours présente, il y a aussi des zones de désert médical où il est encore plus difficile d’aller voir un psy (Pascal Delannoy cite le film Au nom de la terre d’Edouard Bergeon avec Guillaume Canet). Dans ce cas il ne faut pas hésiter à contacter des numéros d’urgence.&text=Plateforme%2520t%25C3%25A9l%25C3%25A9phonique%2520d'accompagnement%2520psychologique,m%25C3%25A9dico%252Dsociaux%2520et%2520des%2520lib%25C3%25A9raux.) qui sauront vous orienter vers des psys qui établiront des séances par téléphone ou en visio (cela s’est largement développé depuis le premier confinement). 

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