Replay du lundi 1 mars 2021

L'immobilisme de l'immobilier à Bordeaux

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Pascal Boulonne, co-gérant de la société Bordelaise de l’Immobilier, est témoin de la demande croissante de biens sur Bordeaux qui n’est malheureusement pas suivi par l’offre. Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur le marché de l’immobilier ? Quel avenir à Bordeaux ?

Appartement avec vue sur la grosse cloche ?
Appartement avec vue sur la grosse cloche ? © Getty - Gary Yeowell

Entre 2014 et 2018 le marché de l’immobilier à Bordeaux intra-muros a progressé de 40%. Depuis, il stagne : la demande est croissante mais les offres se font plus rares. 

Les effets du premier confinement

Suite au premier confinement débuté en mars beaucoup de foyers ont franchi le pas pour changer de vie et le télétravail a exacerbé une volonté d’avoir un certain confort. Toutefois l’offre restant particulièrement faible par rapport à la demande, malgré une légère augmentation du à l’accroissement de population sur Bordeaux, la baisse des prix de l’immobilier n’est pas envisageable et entraîne une stagnation. Le changement notable c’est l’élargissement des recherches immobilières vers les périphéries. Elles sont de plus en plus accessibles et confortables professionnellement grâce à un réseau de tram et de bus qui s’étend chaque année dans la métropole bordelaise.

L'offre peine à répondre à la progression des demandes immoblières à Bordeaux
L'offre peine à répondre à la progression des demandes immoblières à Bordeaux © Getty - Bernard Matagne / EyeEm

Etat des lieux

Dans le centre de Bordeaux (Triangle d’Or, Jardin Public, Chartrons, Fondaudège, Saint Seurin), les biens immobiliers haut-de-gamme ont toujours la cote grâce à leur attrait historique et leur architecture du XVIIIème ou XIXème siècle. Les prix pour ces biens peuvent être estimés entre 6 500 et 8 000€/m². En dehors de ces cas particuliers comptez 4 420€/m² pour de l’ancien, entre 4 500 et 4 700€/m² pour du neuf sur l'ensemble de la métropole. Le centre, lui, tend à glisser vers des quartiers en renouvellement comme Bacalan, Nansouty ou Saint Michel.
A Bordeaux, la demande évolue aussi. Pour Pascal Boulonne, expert en immobilier, la clientèle recherche avant tout un bien sans travaux, car les foyers ne veulent pas s’engager sur un terrain qu’ils ne maîtrisent plus autant qu’avant en termes de qualité, de coûts, de délais et d’imprévus. En ce moment ce sont les maisons avec jardin de Saint Seurin qui ont le vent en poupe. 

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