Replay du lundi 26 avril 2021

José Benavente, travailleur humanitaire et pilote solidaire

Après plusieurs années à travailler pour “Action contre la faim” à Paris et dans le monde, José Benavente, fonde l’association “Pilote volontaire”. Sa mission : prêter assistance à toute personne se trouvant en péril en mer.

José Benavente, travailleur humanitaire et pilote solidaire
José Benavente, travailleur humanitaire et pilote solidaire © Radio France - Déborah Grunwald

Dès son adolescence, José Benavente ressent l’envie de travailler dans un domaine qui a un rapport avec l’aide à la personne. Il pensait alors plus au sauvetage et notamment au sauvetage en haute montagne. 

Finalement, il fait le choix de travailler à l’étranger pour des organisations humanitaires. 

J’ai toujours été animé par l’envie de travailler au sein d’une organisation humanitaire

José Benavente a travaillé de nombreuses années pour “Action contre la faim” avant de faire une formation de Pilote, pas par amour de l’aviation mais par nécessité. L’avion est parfois “le seul moyen de se rendre d’un point à un autre, proche des populations qui ont besoin d’assistance humanitaire” 

Depuis, il a fondé l’association “Pilote volontaire” et travaille avec plusieurs ONG pour sauver la vie de ces personnes qui embarquent chaque jour au péril de leur vie. 

Ils sont prêts à courir le risque car il y a plus à y gagner qu’à y perdre

On se souvient tous de cette photo d'Aylan, un petit syrien de 3 ans et de cette image de son corps sans vie sur une plage turque en 2015. Malheureusement, José Benavente, des scènes comme celle-là, il en vues d’autres lors de vols d’observations. 

Sa priorité aujourd’hui est de repérer ces bateaux pour éviter de nouveaux naufrages.  

Le sentiment qui prévaut lors de ces interventions est tout de même l’espoir. A chaque fois l’équipe espère que “maintenant que ces personnes sont repérées, elles vont pouvoir être sauvées” et “si possible dans le respect du droit maritime international”. 

Malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Viols, vente d’êtres humains, torture.... Ceux qui transitent par la Libye subissent des traitements inadmissibles. Des situations que José Benavente a toujours du mal à accepter. 

Dès qu’un bateau est repéré, la position géographique de ce dernier est signalée au centre de coordination des secours en mer qui va s'occuper d’envoyer des secours. Ça peut-être un bateau marchand, militaire, de pêche, le mieux étant évidemment un bateau d’ONG qui est là pour ça et qui a des équipes entraînées. Une garantie que le sauvetage se passe dans les meilleures conditions possibles. 

Il y a un grand danger à ce moment-là, que le bateau chavire à cause de la panique

Parler des migrants divise souvent. Pour José Benavente, le problème vient du fait qu’on utilise le terme de “Migrants” justement, terme qu’il n’emploie jamais. 

Pour José Benavente, quelles que soient nos convictions politiques, religieuses ou philosophiques, “sauver des gens en mer ou ailleurs devrait faire l’unanimité”. Or “les moyens qu’on est prêts à déployer pour sauver des vies humaines, n’est pas le même selon l’origine des personnes.” 

C’est un problème humanitaire et non migratoire

Aujourd'hui, José Benavente travaille en Méditerranée mais avec son association ils sont de plus en plus préoccupés par ce qui se passe en atlantique au large des îles Canaries. Mais pour intervenir ils ont besoins de moyens financiers et humains. 

“Pilote volontaire” est une association financée par les dons privées. Pour les aider, c’est ICI 

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