Replay du lundi 3 mai 2021

Marina Paulin, maman d’enfants TDAH

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TDAH... Trouble de l’attention avec hyperactivité. Souvent associé au syndrome du sale gosse mal élevé, le témoignage de Marina Paulin nous permet d’en savoir un peu plus sur ce trouble bien réel.

Marina Paulin, maman d’enfants TDAH
Marina Paulin, maman d’enfants TDAH © Radio France - Déborah Grunwald

Le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est caractérisé par l’association de 3 symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne : inattention, impulsivité et hyperactivité. 

Selon les enfants, un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais dans près de 20% des cas, les trois symptômes sont associés. 

Les signes évocateurs sont très différents selon les enfants, ce qui rend le diagnostic difficile à poser. 

Pour les médecins, toute la difficulté réside dans le fait d’identifier avec certitude les cas de TDAH. En effet, il s’agit uniquement d’un diagnostic clinique, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Aussi, les médecins ont besoin de l’aide de l’entourage de l’enfant (parents, enseignants, infirmière scolaire), qui est susceptible de repérer les symptômes. 

La plupart des parents autodiagnostiquent leurs enfants avant d'entrer dans le parcours de soins

Marine Paulin, a deux enfants : Abel 20 ans et Brune 19 ans. Tous les 2 ont été diagnostiqués TDAH après plusieurs années de bilan et de psy. 

Pour Abel, les premiers signes ont été des difficultés d’écriture. Quatre ans plus tard, alors qu’il est en seconde, Marina Paulin est convoquée. On lui parle alors de gros problèmes de concentration. En parallèle, sa fille Brune, est diagnostiquée TDAH après un parcours de grande souffrance scolaire. A 8 ans déjà, elle ne voulait pas retourner à l’école, les prémisses d’une phobie scolaire.   

Evidemment tous les enfants qui ont des problèmes scolaires, d’écriture ou de comportement ne sont pas forcément TDA ou TDAH.    

Pour Marina Paulin, il y a encore beaucoup de travail à faire au niveau formation que ce soit dans le système scolaire ou le système de soins. 

Ce sont des enfants qui ont besoin de cadres et de bienveillance

A la maison aussi, cela peut être compliqué. Les enfants porteurs de TDAH sont souvent très intelligents et ils ont besoin d’être nourris. Il n’y a jamais de pause, ça ne s’arrête jamais ! 

La solution de Marina Paulin ? Le sport, le sport et encore le sport. 

Les méthodes d’éducation doivent également être adaptées par rapport à l’autorité, la punition, la récompense.  

Beaucoup de parents sont obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper de leurs enfants TDAH et notamment pour soutenir leur scolarité. 

Si on est maman seule, sans moyen, là c’est la catastrophe

Aujourd’hui, plusieurs associations comme TDHA partout pareil ou TDAH pour l’égalité des chances sont là pour accompagner les parents et les guider dans ce parcours de soins extrêmement compliqué. 

Car si des solutions existent, le TDAH est un trouble qui ne se guérit pas. Les médicaments atténuent uniquement les symptômes. 

Signes évocateurs du trouble

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