Replay du lundi 15 février 2021

Angela, un dispositif pour aider les femmes victimes de harcèlement de rue à Nîmes

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La ville de Nîmes met en place le dispositif Angela pour aider les femmes victimes de harcèlement de rue. Mylène Mouton, l'adjointe déléguée aux droits des femmes à la mairie de Nîmes en explique le principe.

Un homme insulte une femme qui marche en robe dans la rue
Un homme insulte une femme qui marche en robe dans la rue © Maxppp - Vanessa Mayer

55% des femmes disent avoir déjà été victimes d’injures dans la rue ou les transports en commun et une sur cinq d’injures sexistes en 2020. Pour les protéger, la Ville de Nîmes a décidé de mettre en place le dispositif Angela. Il existe depuis 2016 au Royaume-Uni. Le principe : permettre à une personne qui se sent harcelée ou importunée dans l’espace public de se rendre dans un établissement « refuge » et demander « où est Angela ? ». Le commerçant désigne alors une zone de repli d’urgence à l’abri des regards (réserves, bureaux…) afin d’isoler la victime et appeler un membre de sa famille, un taxi ou les forces de l’ordre selon la gravité des faits. "_90 commerçants se sont déjà porté volontaires  _explique Mylène Mouton, adjointe déléguée aux droits des femmes à la mairie de Nîmes. Ils vont recevoir une formation avec le CIDFF (Centre d'information sur les droits des femmes et des familles dans le Gard). A l'issue de cette formation, un autocollant "#OUESTANGELA" sera apposé sur leur vitrine. Ce sticker sera accompagné d’un flyer/mémo de la bonne conduite à suivre en cas de sollicitation d’usager."

Le harcèlement de rue est puni par la loi depuis 2018. Jusqu'à 8000 euros d'amende en cas de récidive.