Replay du lundi 7 décembre 2020

VIDEO : Le Déni

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Le déni est un mécanisme de défense contre l’angoisse

Guy Lesoeurs,  Psychothérapeute, Psychanalyste et Sexothérapeute
Guy Lesoeurs, Psychothérapeute, Psychanalyste et Sexothérapeute © Radio France - Servane Estarellas

Face à la pandémie de la Covid-19, le déni se manifeste de nombreuses façons: refus de porter un masque, pas de respect des distances de sécurité, se rassembler en groupe etc. mais aussi soutenir des théories qui ignorent le danger ou le relativisent beaucoup.

Le déni est un mécanisme de défense contre l’angoisse qui consiste à ne pas regarder la réalité en face. Il peut être passager et transitoire : le temps de comprendre et d’admettre la réalité d’un phénomène. 

Quand il devient une façon systématique de penser et d’agir, il fait courir un risque important pour soi-même, sa famille et les autres.

Pourquoi le déni c’est à dire la négation pure et simple d’un fait ? Parce que devant une situation stressante majorée par le fait d’informations contradictoires, il faut gérer la situation. La solution est alors la fuite.

La fuite dans le non-réel ou dans une rationalisation fausse est l’une des solutions pour « supprimer » la menace et continuer à vivre comme si de rien n’était. 

Ainsi, on donnera crédit à des hypothèses plausibles ou farfelues en sélectionnant  ce qui nous arrange dans tous les scénarios proposés. Ain si le déni enclenche automatiquement un autre mécanisme de défense : la rationalisation qui apporte une fausse raison en substitution ou en contradiction de la réalité 

C Ma Santé Guy Lesoeurs, notre psychoyhérapeute
C Ma Santé Guy Lesoeurs, notre psychoyhérapeute © Radio France - Servane Estarellas

Le conseil ?

D’abord, il est très difficile de convaincre une personne qui est dans le déni malgré tous vos arguments. Cependant, il ne faut pas renoncer à lui préciser les faits et ce qu’elle fait courir aux autres et à elle-même par son attitude

Ce dernier point est capital. En effet, cette personne qui est persuadée d’avoir raison et qui prend la tangente pour ne pas affronter la réalité peut être convaincu par le seul argument qui vaille à ses yeux : l’atteinte de sa propre vie et sécurité. Ce qui l’implique ou implique une personne chère. C’est la différence entre être concernée et impliquée. Expliqué trivialement dans une omelette au jambon, la poule est concernée mais le cochon est impliqué.

Guy Lesoeurs, Psychothérapeute, Psychanalyste et Sexothérapeute

Guy Lesoeurs,  Psychothérapeute, Psychanalyste et Sexothérapeute
Guy Lesoeurs, Psychothérapeute, Psychanalyste et Sexothérapeute © Radio France - Servane Estarellas
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