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Le conseil forme et bien-être

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Gabrielle Seiller

Diffusion du dimanche 2 avril 2017 Durée : 3min

A 84 ans, elle vient de terminer son premier marathon

A 84 ans, Gabrielle vient de terminer son premier marathon à Marseille le Week-end dernier en 4h59. Mais vous imaginez, courir 42,2 km à 84 ans à 8,5 km/h? Pour vous donner un élément de comparaison c’est l’équivalent de 105 tours de piste d’athlétisme.

Un défi un peu fou ?

C’est son gendre, Patrice Marmet, coureur reconnu, qui a préparé sa belle-mère. Il était tellement heureux sur la ligne d’arrivée de l’avoir amené jusqu’à bon port sans bobo, heureux pour elle et sa famille et fier aussi, car Gabrielle avait ce désir de finir un marathon au moins une fois dans sa vie.

Gabrielle a commencé la course à pied à 52 ans, en 1985 mais a toujours pratiqué le sport (basket, gymnastique natation). Elle court toute l’année, 3 à 4 fois par semaine…

Patrice, n’a pas voulu changer ses habitudes car à un certain âge cela peut être déstabilisant. Il lui a juste demandé de faire une sortie longue de 25 à 30 km une fois par semaine.

Evidemment, elle a fait un test d’effort et un bilan médical, qui vous vous doutez est très positif pour son âge.

Sa course

Après l’épreuve, Gabrielle a dégusté une petite bière, fraîche comme une rose, racontant sa course comme le ferait n’importe quel coureur, parlant du vent sur la corniche de sa petite contracture au mollet droit pendant 10 km…Bref la routine

Pour la récupération, son gendre coach lui préconise de bien boire, de s’étirer et de ne pas courir de la semaine…

Le Run in Marseille

Sur la distance marathon, les femmes ne représentaient que 20% du total des coureurs. Mais quand on pense qu’il y a 40 ans, la course à pied était encore considérée comme un acte marginal, une pratique quasi déviante pour les femmes et que ces dernières n’ont eu l’autorisation de courir une distance marathon qu’en 1984 aux Jeux Olympiques de Los Angeles… Et que sur le 10km, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes, pour la première fois…

On dit encore Bravo Gabrielle, un bravo ému et respectueux pour sa performance et pour l’espoir qu’elle suscite.