Replay du dimanche 22 janvier 2017

La musicothérapie

Mais pourquoi la musique adoucit elle les mœurs ?

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Le stress modifie notre organisme et notre première réaction est la défense avec des réactions en chaine : sécrétion de cortisol l’hormone du stress, estomac noué… En fait, tant que le cortisol est présent dans l’organisme le stress s’incruste.

Et c’est là que la musique intervient !

Le fait d’en écouter fait redescendre le taux de cortisol dans l’organisme et diminue petit à petit la sensation de stress. Et ce n‘est pas tout. La musique stimule la production d'endorphines, qui sont des antidouleurs naturels, ainsi que la production de la dopamine qui active les zones de récompense du cerveau. En somme, c'est tout le circuit neuronal du plaisir qui s'active lorsque l'on écoute une musique que l’on aime !

Les américains l’ont si bien compris qu’une demie heure de musique classique quotidienne est obligatoire en Floride en école maternelle, pour aider les petits à s’endormir.

La musique pour soigner

De plus en plus d'hôpitaux font appel à la musique pour aider leurs patients à surmonter leur souffrance, soulager leurs douleurs ou à apaiser leur anxiété. La thérapie repose sur une technique réceptive, basée sur l'écoute d'une mélodie et sur les mécanismes psycho-physiologiques qui l'accompagnent. Chacune des séquences musicales est ainsi particulière, et adaptée à l'effet thérapeutique désiré.

En début de séquence, la musique suit un tempo relativement rapide, pour être en phase avec les pulsations cardiaques des patients (environ 80 battements/min.). Puis le tempo ralentit progressivement, abaissant avec lui le rythme cardiaque, jusqu'à ce que le patient atteigne un état de relaxation. Après quelques minutes, le tempo remonte, toujours de manière progressive, pour aider le patient à reprendre conscience jusqu'à la fin du morceau.

Une trentaine d'études ont été publiées sur ce sujet. L'une d'entre elle a été menée en 2012 sur 87 patients présentant des lombalgies, des fibromyalgies et d'autres pathologies inflammatoires et neurologiques. Parmi eux, 44 ont bénéficié à domicile de la musicothérapie durant 60 jours. Résultats : ils ont montré une baisse de 50% de la douleur, avec un effet de maintien après le traitement, par rapport au reste du groupe n'ayant pas suivi la musicothérapie.

Dans certains hôpitaux, les salles de pré-anesthésie infantiles deviennent de véritables salles de concert. Un musicien accompagne l’enfant jusque dans la salle d’opération en faisant résonner dans les dédales de couloirs, d’ascenseurs et autres lieux froids inconnus, des sons harmonieux et rassurants. Les résultats sont concluants puisque la musique joue un rôle positif sur la réussite des anesthésies et aide les enfants à mieux vivre le traumatisme de leur séjour hospitalier.

Alors on chante sous sa douche et on se détend !

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