Replay du vendredi 16 avril 2021

Botanique : partons à la découverte des ovaires des fleurs !

Observons et découvrons le sexe des plantes à fleurs avec Grégoire Paquet, éco-guide et fondateur de Val de Loire écotourisme à Tours.

Fleurs de lierre terrestre (​Glechoma hederacea)
Fleurs de lierre terrestre (​Glechoma hederacea) © Getty - Arterra

L’invention de l'ovaire a été révolutionnaire dans le monde des plantes à fleur. (voir chronique du 2 avril dernier). Mais savez-vous où se trouve l’ovaire sur une plante ? Grégoire Paquet nous invite à un petit exercice d'observation.
L'ovaire des plantes ne se trouve pas toujours au même endroit. Parfois il est facilement visibles mais pas toujours. Observons une fleur de Lierre terrestre (Glechoma hederacea). L’avantage de cette plante est qu’elle est très commune et en pleine floraison depuis quelques semaines. Vous avez de grandes chances d’en trouver dans les parcs et jardins, plutôt dans des coins de mi-ombre ou humides où elle peut faire de vastes tapis de fleurs bleues/violacées. Elle est vraiment facile à repérer. Un autre critère c’est son odeur caractéristique… frottez les feuilles vous saurez ! Sinon, vous pouvez  courir chercher une plante à fleur.Évitez par contre les astéracées, type pâquerette ou pissenlit car c’est plus difficile à voir.
D’abord, si on observe simplement la fleur, on remarque que la forme est différente d’une fleur de rose par exemple. En fait, on dit qu’elle est irrégulière car elle ne possède qu’un seul axe de symétrie vertical… c’est un critère très important en botanique un peu comme les fleurs d’orchidées. L’ensemble des pétales s’appelle la corolle, qui sont eux-mêmes insérés dans des sortes de pétales verts à leur base. Ce sont des sépales.  L’ensemble des sépales forment le calice.  Sans retirer la fleur, on peut voir à l’œil nu ou à la loupe des choses qui dépassent de la corolle, comme des petites tiges. C’est le stigmate de l’organe reproducteur femelle : le pistil ! Chez le Lierre terrestre, on le voit nettement, il est même divisé en 2, comme une langue de serpent.
A l’intérieur de la corolle, il faut la décortiquer un peu, on voit 4 tiges avec des boules à l’extrémité. Ce sont les étamines, organes mâles portant le pollen. Il y en a même 2 plus courtes que les autres. Enfin, si vous regardez au fond du calice, pour ça il faut enlever la fleur, vous voyez 4 petites boules. C’est l’ovaire composé de 4 ovules ! Ensuite, c’est la pollinisation qui fait son œuvre…
Est-ce le même système chez toutes les plantes à fleur ? Presque. Il y a plusieurs types de fleurs en fonction des plantes… Là on a décortiqué une fleur dite hermaphrodite mais il existe des fleurs uniquement mâles ou femelles… Mais ça, c’est une autre histoire...

Le conseil de lecture de Grégoire Paquet :  « Les simples » de Yannick Grannec aux éditions Pocket. Un roman qui se déroule dans une abbaye avec des moines jardiniers.

Grégoire Paquet est éco-guide professionnel et fondateur de Val de Loire Ecotourisme.
Contact : 06 79 25 22 56 

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  • Jardin