Replay du vendredi 25 juin 2021

Paillage : les bonnes pratiques !

En été, paillez mais paillez bien ! Robert Crosnier, pépiniériste à Nazelles-Négron nous donne des conseils de pro.

La paille, un excellent paillage !:
La paille, un excellent paillage !: © Getty - Etienne Jeanneret

Aujourd'hui on le sait, un sol nu est un sol dont la vie microbienne est en danger. Alors pour éviter cela on paille, on recouvre le sol mais attention, il faut faire attention à la manière dont on s'y prend. Nous revenons ici sur les fondamentaux avec Robert Crosnier.
D'abord, il faut prendre en compte la terre puisqu'il existe une vie microbienne dans la terre et c'est elle qu'il faut commencer par respecter si vous voulez que vos plantes soient florissantes.
Avant une plantation, vous préparez bien votre terrain, vous plantez, vous laissez le terrain tout l'hiver, au Printemps, au mois d'avril ou mai vous faîtes un premier binage puis ensuite votre paillage.
Pourquoi il ne faut pas pailler l'hiver ?
Parce que l'hiver on a un taux d'humidité qui est plus que largement suffisant et donc, si vous paillez, vous risquez de créer des excès d'eau qui vont détruire, faire pourrir les radicelles de vos plantes. L'hiver, il ne faut pas pailler non plus car la terre a besoin d'oxygène pour toute cette vie microbienne et donc, un binage suffit car cela permet à l'oxygène de pénétrer. On commence donc à pailler lorsque le sol est réchauffé pas avant.
Quels paillages utiliser ? Il faut privilégier les paillages d'origine naturelle et neutres : le chanvre, le lin ou le miscanthus qui est un semi-ligneux et va durer tout le temps de la végétation.
Parmi les paillages minéraux, il y a la pouzzolane qui est intéressante car c'est une roche volcanique poreuse qui absorbe l'excès d'humidité et la restitue quand il fait chaud, par contre, elle n'est pas efficace contre les adventices.
L'ardoise en paillettes par contre est plus efficace sur les adventices.
L'avantage des paillages minéraux est qu'ils ne se tassent pas et laissent donc passer l'oxygène à condition bien sûr de ne pas utiliser les gros galets qui tassent eux le sol.
En ce qui concerne le BRF, Bois Raméal Fragmenté (qui est assez onéreux), il faut le choisir issu de bois blancs et éviter les plaquettes de chêne qui contiennent trop de tanins et ne donnent pas de bons résultats sur les rosiers notamment.

Robert Crosnier est horticulteur pépiniériste à Nazelles-Négron.   
Contact : 02 47 57 23 95

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