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Le sport sur ordonnance

Diffusion du lundi 6 mars 2017 Durée : 2min

Depuis le 1er mars, les médecins traitants peuvent prescrire sur ordonnance une activité physique entre deux médicaments.

Alors que ce soit clair tout de suite, tout le monde ne peut pas en bénéficier. Ça concerne uniquement les patients souffrant d’une affection de longue durée. A savoir les tumeurs, les diabètes de type 1 et 2B, les AVC, la sclérose en plaque ou la mucoviscidose. Ce sont des maladies dont la gravité ou le caractère chronique, ou les deux, nécessite un traitement prolongé et des soins particulièrement couteux.

On sait que le sport est bon pour la santé. Là le sport est là pour réduire les facteurs de risque et pour encourager le mouvement, pour rester actif malgré la maladie, et puis on sait que l’activité sportive apporte un plus dans le traitement des patients. Même si la France a un peu de retard sur la question par rapport à nos voisins européens, mais c’est déjà un bon début

L’ordonnance

La prise en charge des patients est personnalisée et progressive. Les prescriptions ne seront pas les mêmes selon les différentes pathologies. Et surtout il n’est pas question de forcer le patient à faire du sport s’il n’en a pas envie.

Ensuite l’activité physique prescrite sera réalisée soit dans un club de sport si l’état du patient le permet en toute sécurité soit par des professionnels de santé. On pense en premier aux kinésithérapeutes ou psychomotriciens.

Le remboursement

Alors pour le moment, ce n’est pas prévu, mais il y a certaines mutuelles qui peuvent les prendre en charge. Et puis on voit déjà ici et là des initiatives de certaines municipalités se mettre en place. A Biarritz par exemple une partie du cout de ces séances de sport est prise en charge par une association, financée en partie par la ville, et d’autres communes devraient suivre.

C’est la ville de Strasbourg qui a été la première avec sa mesure sport santé sur ordonnance dès 2012 adoptée par plus de 300 médecins. Et quand on sait que le manque d’activité est une des cause de nombreux cancers, de cas de diabètes et de maladies cardiovasculaires, on ne peut qu’encourager ce type d’initiatives.