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Les nouvelles pathologies liées au téléphone portable

Diffusion du mercredi 4 avril 2018 Durée : 2min

Textonite, Nomophobie, syndrome du téléphone fantôme…

Le téléphone portable n’est pas bon pour la santé. On sait que les téléphones portables renvoient des ondes électromagnétiques dangereuses pour notre santé. On le dit et le redit, il ne faut pas l’utiliser trop longtemps, pas trop près de l’oreille et donc du cerveau mais plutôt avec un kit oreillette et surtout pas au pied de son lit pendant la nuit. Car oui, on a découvert depuis quelques années de nouvelles maladies liées directement à l’utilisation de nos téléphones. 

La première c’est la tendinite du pouce qu’on appelle aussi la textonite. Plus de 20% des utilisateurs déclarent passer entre 2 et 4 heures par jours à pianoter sur leur téléphone, une pratique qui sollicite énormément les articulations de nos doigts, et ça peut même aller jusqu’à l’inflammation des tendons, d’où la tendinite. 

On peut aussi se servir de son téléphone pour téléphoner… or passer plusieurs minutes par jour au téléphone surtout si on fait autre chose en même temps provoque des troubles au niveau des muscles du cou et des cervicales. 

Autre organe très sollicité, nos yeux, et on peut alors souffrir du syndrome de l’œil sec. Parce qu’on est rivé sur son téléphone, on oublie de cligner des yeux, c’est valable aussi sur les ordinateurs, et donc ça réduit aussi la formation de larmes. Et si on a les yeux trop secs, cela peut causer des dommages permanents sur les yeux. Donc soit on y reste moins longtemps, soit on s’entraîne à cligner des yeux.

Des malaises plus psychologiques 

A commencer par la nomophobie. No mobile phobie, la peur de ne plus avoir son téléphone portable. Mais ça va plus loin, peur de ne pas avoir de réseau, peur de ne plus avoir de batterie, peur de le perdre tout simplement. Ça peut vous faire rire mais cette dépendance est telle qu’elle peut provoquer un véritable état de stress, on voit alors des gens incapables d’éteindre leur téléphone et qui vérifient sans arrêt s’il n’y a pas de nouveau message. 

Dans le même style, on découvre aussi le syndrome du téléphone fantôme. Là encore c’est la dépendance qui est en cause. On a l’impression, tout le temps que le téléphone est en train de vibrer, de l’entendre sonner. Dans les deux cas on parle véritablement d’addiction que l’on peut soigner par des thérapies comportementales. 

A force d’être toujours sollicité, avec de nouveaux liens, qui entraînent de nouvelles applications, de nouveaux contenus certains souffrent aussi de la zappite. Cliquer, recliquer, c’est pour certains une véritable drogue et quand on n’ a plus accès à tous ces contenus, il y a un vrai manque qui peut se traduire par des crises d’ennui souvent très violentes.