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Cette phase d'admission doit durer jusqu'au 29 juillet 2019.
Cette phase d'admission doit durer jusqu'au 29 juillet 2019. © Radio France - Marie-Coralie Fournier

La phase d'admission de Parcoursup a débuté : que se passe-t-il à présent pour les lycéens ?

Diffusion du vendredi 17 mai 2019 Durée : 2min

C'est chaque année la même angoisse pour des centaines de milliers de lycéens : dans quelles écoles et formation post-bac ont-ils été acceptés ? La phase d'admission de Parcoursup a débuté ce 15 mai et doit durer deux mois et demi, France Bleu Orléans fait le point.

C'est forcément un moment de stress intense, suivi ensuite (on le souhaite) d'une intense joie. Le moment où les lycéens en classe de terminale découvrent les formations, écoles ou filières dans lesquelles ils sont acceptés après le baccalauréat. Pour la deuxième année, cela se passe sur la plateforme en ligne Parcoursup. Mais l'an passé, le site avait fait l'objet de nombreuses critiques.

Une année de rodage ?

Le dispositif a succédé en 2018 a Admission Post Bac, un service qui a été utilisé pendant huit ans. Si APB était régulièrement pointé du doigt pour ses bugs et ses défauts, Parcoursup a connu l'an passé le même sort. Mais peut-être était-ce simplement et logiquement une phase de rodage ? En tout cas, lycéens, parents d'élèves, et même professeurs lui reprochait tous la même chose : le manque de transparence de son algorithme.

Sur quels critères étaient sélectionnés, retenus, filtrés les candidats ? Quelle importance est donnée aux notes, aux lettres de motivation, au remarque des professeurs ou encore du prestige du lycée d'origine ? Des questions qui n'ont pas vraiment trouvé de réponses. On a critiqué aussi son fonctionnement parfois un peu compliqué (certains diront même une machine à gaz) et ses difficultés pour trouver une formation à tout le monde. Début septembre, 200 bacheliers de l'académie Orléans-Tours se trouvaient toujours sans rien. Nous avions alors rencontré Quentin qui faisait sa rentrée en STAPS (des études de sport) à Orléans-la Source. Il venait d'être accepté et avait passé l'été sans savoir ce qu'il ferait à la rentrée : "J'ai reçu un message il y a quelques jours. J'ai directement validé la proposition, et dès le lendemain avec mon père on est venu s'inscrire. Je n'étais pas du tout angoissé par la situation, je ne suis pas quelqu'un de stressé."

Pas encore de données sur cette phase d'admission

Finalement tout avait fini par rentrer dans l'ordre et fin octobre, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, avait annoncé que96% des bacheliers avaient reçu au moins une proposition dans un établissement du supérieur.

Pour cette année, il est encore difficile de se prononcer sur le bon fonctionnement (ou non) de la plateforme. Deux jours après le début de la phase d'admission, il n'y a pas de chiffres sur le nombre de lycéens de l'académie Orléans-Tours qui ont trouvé une formation, par exemple. De toute façon cela évolue extrêmement vite. Mais jusqu'à maintenant, durant la phase d'inscription, la plateforme n'a pas vraiment été critiquée, en tout cas sur la forme.

Franck Dublot, père d'un lycéen, raconte le moment où son fils a découvert les réponses sur Parcoursup

Franck Dublot est père de 3 enfants dont un qui passe le Bac cette année. Avec son aîné il a vu le fonctionnement d'APB et l'an passé il avait regardé de très près Parcoursup : "Ils ont tiré les leçons de l'année dernière. Je trouve Parcoursup très clair, très précis cette année. Il y a même des petites vidéos explicative sur chaque démarche, sur chaque étape. C'est simple de trouver les formations, de les demander. J'ai plutôt de bon retours contrairement à l'année dernière où il y avait eu beaucoup de cafouillages. Il y avait eu beaucoup d'angoisses... la peur de cliquer au mauvais endroit !"

"J'ai peur que l'on entre dans un systèmes où les enfants doivent impérativement être bons partout"

En revanche, il n'est pas avare de critiques lorsqu'il s'agit d'évoquer l’algorithme de Parcoursup. Il faut dire que depuis l'an passé on n'y voit pas vraiment plus clair : "On ne sait pas du tout si le dossier est bien arrivé jusqu'à l'école ou si l’algorithme l'a filtré avant. J'ai peur que l'on entre dans un système où les enfants doivent impérativement être bons partout. J'ai peur aussi que ça devienne comme aux Etats-Unis où il y a des coachs afin de les préparer très jeunes aux grandes écoles."

Enfin il s'inquiète que certains lycées donnent globalement de meilleurs avis que d'autres à propos de leurs élèves. Des commentaires pris en compte par les formations supérieures durant la sélection. Cette phase d'admission doit durer jusqu'au 29 juillet, et évidemment l'entrée dans l'école ou la formation supérieure est conditionnée par l'obtention du baccalauréat.