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Le dossier des aires de grand passage pour les gens du voyage a-t-il avancé dans le Loiret ?

Diffusion du mardi 11 septembre 2018 Durée : 2min

La menace de démission du maire de Donnery, finalement rejetée par le préfet, pour dénoncer les occupations illégales de gens du voyage sur sa commune, a-t-elle fait avancer le dossier des aires de grands passages dans le Loiret, maintenant que leur lieu d'implantation est décidé ?

Cette question des aires de grand passage est étroitement liée à cette polémique lancée par Daniel Chaufton, le maire de Donnery, cet été. Les communes, disait-il, sont impuissantes quand elles voient des caravanes s'installer illégalement sur des terrains municipaux. La plupart du temps elles ne peuvent pas aller devant la justice pour obtenir leur expulsion, pour une raison très simple : le département est lui-même dans l'illégalité en matière d'accueil des gens du voyage. C'est ce que le préfet du Loiret a expliqué au maire de Donnery, quand il a brandi sa démission : le meilleur moyen de soulager les communes, c'est de construire les aires de grands passage prévues dans la loi depuis près de 20 ans. Une fois qu'il y en aura dans le Loiret, les maires pourront saisir la justice en cas d'occupation illégale, et obliger les caravanes à s'installer sur les aires prévues à cet effet.     

Le préfet du Loiret, justement, a tranché, en mai dernier ?  

Le préfet, et le président du conseil départemental du Loiret ont enfin désigné, au mois de mai, après 18 ans de discussions, trois communes qui accueilleront une aire de grand passage : Nevoy, Saint Cyr en Val, et Meung sur Loire. Et les dossiers avancent, selon la préfecture du Loiret. A Nevoy la communauté de communes du giennois doit acheter le terrain sur lequel elle est prévue. A Saint Cyr en Val, Orléans Métropole a lancé une étude de faisabilité, dans la zone des Relais, sur la route de la Ferté Saint Aubin, là où elle doit être se faire. Et à Meung sur Loire, c'est en cours aussi, sur un terrain situé au sud de la commune, de l'autre côté de la Loire, pas très loin des jardins de Roquelin. L'objectif, c'est que les trois aires, de quatre hectares de superficie, au minimum, raccordées à l'eau et à l'électricité, soient opérationnelles dans deux ans. Et pour tenir cet objectif, l'Etat et le Conseil Départemental ont promis des aides financières.

Ce délai de deux ans est-il raisonnable ?

Si rien ne s'y oppose, oui, en sachant que les collectivités locales qui auront la charge de gérer ces aires, pourront demander un délai supplémentaire de deux ans. Mais pour l'instant on reste sur cet objectif de 2020.  A condition bien sûr qu'il n'y ait aucun recours contre cet arrêté du préfet. Et justement, le maire de Nevoy, Michel Beeuwsaert, sous-entend un peu partout qu'il lance une action en justice, qu'il a pris des avocats. Sauf qu'à ce jour le tribunal administratif d'Orléans n'a enregistré aucune procédure de ce genre...