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Jusqu'à 300 euros d'aide pour l'achat d'un vélo électrique à Orléans, mais sous condition de ressources très strictes
Jusqu'à 300 euros d'aide pour l'achat d'un vélo électrique à Orléans, mais sous condition de ressources très strictes © Maxppp - Richard Mouillaud

Prime d'Orléans métropole pour l'achat d'un vélo électrique : vrai coup de pouce ou simple effet d'annonce ?

Diffusion du jeudi 26 octobre 2017 Durée : 2min

Dans le décryptage de France Bleu Orléans ce matin, on s'intéresse à la prime que met en place Orléans métropole pour inciter à l'achat d'un vélo électrique : vrai coup de pouce ou simple effet d'annonce ?

Il y a quelques jours, Orléans métropole a annoncé la mise en place d'une aide pour permettre l'achat d'un vélo électrique. Il s'agit en fait de remplacer la prime nationale mise en place en février dernier par Ségolène Royal et qui s'achève au 31 janvier 2018 - le gouvernement a déjà annoncé que cette mesure ne serait pas reconduite. Mais il y a une grosse différence. La prime nationale s'élève jusqu'à 200 euros, sans condition de ressources. La prime d'Orléans Métropole pourra atteindre 300 euros, mais ne s'adresse qu'aux foyers dont le quotient familial CAF est inférieur à 1 200 euros par mois... Un seuil trop bas et qui ne correspond pas à la clientèle actuelle de ce type de vélos, estime Xavier Nicolas, directeur du magasin Mondovélo à Orléans...

D'ailleurs la plupart des villes qui ont mis en place une aide à l'achat du vélo électrique le font sans condition de ressoruces : Paris, Lille, Nice, plusieurs communes de la banlieue Ouest de Paris comme Boulogne-Billancourt et Meudon, Poitiers n'ont pour critère que l'obligation d'habiter la commune... Mais cela entraîne des effets d'aubaine, diront certains ? Pas si sûr... A Chambéry, une étude montre que 72% des bénéficiaires de la subvention n'auraient pas acquis de vélos électrique sans le coup de pouce de la mairie...

Plutôt qu'une prime, d'autres préféraient une autre solution.

Notamment augmenter le nombre de vélos électriques proposés à la location par le réseau TAO. C'est ce que suggère Nicolas Guilmain est membre du collectif Vélorution. Une solution qui elle aussi demandera du temps pour être mise en oeuvre. Puisqu'actuellement, le marché français est saturé : dans certains magasins, il faut compter 8 mois d'attente pour acheter un vélo électrique !