Replay du vendredi 27 septembre 2019

Mort de Jacques Chirac - "C'était notre maître à tous pour l'amour qu'il portait aux gens" : André Santini

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André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux, ancien député et ministre de Jacques Chirac était l'invité de France Bleu Paris à 7h45. Il a fait part de sa grande tristesse à l'annonce de la mort de Jacques Chirac décédé jeudi à l'âge de 86 ans.

André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux
André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux © Maxppp - Marjorie Lenhardt

André Santini maire d'Issy-les-Moulineaux, ancien député et ministre de Jacques Chirac durant la cohabitation entre 1986 et 1988, est très touché par la mort de Jacques Chirac. L'ancien Président de la République est mort jeudi 26 septembre 2019 à Paris, à l'âge de 86 ans.  "Pour un Corse issu de gens modestes, d'un village corse modeste aussi, être reconnu par le Premier ministre de l'époque, c'est important et en plus il y avait une réelle affection. J'étais diplômé de japonais, il le savait et j'avais droit à quelques apartés formidables".

Jacques Chirac, l'amour des gens

Contrairement à ce qu'il laissait croire, Jacques Chirac avait une vraie culture, indique André Santini. Il ajoute qu'il était fidèle à ses amis et "qu'éventuellement, il savait tuer et c'est là qu’apparaît l'animal politique mais c'était quelqu'un qui respectait beaucoup les autres". Il savait parler aux gens, dit-il, "Jacques Chirac, c'était notre maître à tous pour l'amour qu'il portait aux gens". Pour Jacques Chirac "la vie c'était formidable".

André Santini se souvient que Jacques Chirac n'hésitait pas à franchir le périphérique. Il était venu à Issy-les-Moulineaux. "Il avait compris qu'il y avait quelque chose entre la banlieue et Paris, qu'il fallait ne pas être le grand colonisateur ... il avait compris les petits maires comme moi et c'est vrai que ça m'a aidé pour changer la ville".

Jacques Chirac, le bon vivant

André Santini se souvient de ce Jacques Chirac bon vivant. Il se rappelle d'une assemblée à Issy-les-Moulineaux de l'Association du fromage de tête. "Il y avait Depardieu, il y avait je crois Jean Yanne et on rigolait parce que Depardieu avait réussi à vendre son vin et Chirac dit à un moment : C'est qui ce mec qui n'arrête pas de boire - Mais c'est Depardieu - Aaah Depardieu ! - Il était d'une gentillesse rare, il n'a pas condamné, il n'a pas dit Depardieu quel poivrot, quel c... non, il a dit c'est Depardieu quoi, et il était avec nous, ça il adorait", souligne André Santini.