Replay du samedi 6 mars 2021

Les femmes violentées dans le monde rural

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Femme et ruralité - La violence faite aux femmes dans le monde rural

violences aux femmes dans le monde agricole
violences aux femmes dans le monde agricole - isabellquintina - pixabay

Si je vous dis Mac Cormick vous me répondez ? 

Humm…, tracteur, moissonneuse batteuses… 

Oui tout juste mais ce que l’on sait moins c’est que l’épouse de l’inventeur de la moissonneuse batteuse, Katharine Mac Cormick, était une femme engagée à faire progresser la cause des femmes. A l’occasion de la journée éponyme du 8 mars, Terre de Touraine revient sur son parcours hors du commun. Diplômée en 1904 d’un baccalauréat en biologie, elle commence très tôt à se battre pour l’égalité hommes-femmes à commencer par l’université. Très engagée pour le droit de vote des femmes, elle devient une suffragette active jusqu’à son inscription dans la constitution en 1920. Si elle joue également un rôle important dans le mouvement pour l’égalité d’accès à l’éducation. Katharine Mac Cormick se concentre surtout sur la contraception. 

On dit d’elle qu’elle est allée jusqu’à participer à un trafic l’introduction illégale aux USA de diaphragmes européens ? 

C’est exact et quant à la mort de Stanley, son inventeur de mari, elle hérite de millions de dollars, elle finance les recherches sur la pilule contraceptive qui sera commercialisée en 1960. Par son action, elle a ouvert le voie à l’égalité entre humains des deux sexes et même si le temps s’accélère actuellement le chemin est encore long. notre société patriarcale n’en pas encore finie avec les violences faites aux femmes. 

Tristement oui et c’est l’objet de votre second titre à la Une, « Société rurale : le sénat au chevet des femmes violentées ». 

La délégation aux droits des femmes du Sénat a inscrit à son agenda un rapport sur la situation des femmes dans les territoires ruraux. Bien entendu la violence faite aux femmes n’est pas l’apanage du monde rural mais elle y est aussi présente avec d’avantage de prégnance, d’emprise du fait de l’isolement. Le phénomène concerne toutes les catégories socioprofessionnelles mais l’environnement rural constitue une sorte de facteur aggravant. Selon le Service de l’égalité entre les femmes et les hommes, La moitié des féminicides a lieu en milieu rural. 

Et comment l’explique-t-on ? 

Par un moindre accès aux services de santé et de justice, mais aussi par l’absence d’anonymat et de solutions d’hébergement. En milieu rural, la dénonciation des violences est complexe. Les femmes sollicitent moins les dispositifs de soutien. Le 3919 ou le 17 sont bien souvent leur seul recours et our celles disposant du « Téléphone Grand Danger », les temps d’intervention limitent son efficacité. La gendarmerie nationale souligne aussi l’importance de prendre en compte le lien entre vieillesse et violence, qui peut être interprété comme un appel de détresse d’un couple. Un phénomène amplifié par le confinement. 

Comment casser cette descente aux enfers ? 

Outre 7 propositions faites par la Gendarmerie, la société peut en sortir par l’écoute et la vigilance. des structures comme la MSA forment des bénévoles en mesure de détecter les femmes en détresse et leur livrer des conseils pour qu’elles se sortent de leur silence.