Le dossier du jour de France Bleu Drôme Ardèche

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La spiruline

Diffusion du mardi 8 octobre 2019 Durée : 37min

Avec Nicole et Olivier Charmont - Spirales de lux à Condillac en Drôme provençale.

À travers les âges, la merveille SPIRULINE

Algue microscopique en forme de spirale, la spiruline (Arthrospira platensis) est une des premières formes de Vie sur la planète Terre. On parle d’algue, mais c’est plus précisément une cyanobactérie, c’est-à-dire une bactérie réalisant la photosynthèse. L’origine de la Terre remontant à 4,5 milliards d’années, les cyanobactéries apparurent vers 3,5 milliards d’années.

Et le miracle de la photosynthèse se produisit : grâce à l’énergie lumineuse, une bactérie est désormais capable de transformer le gaz carbonique en matière organique, au cours d’un processus complexe qui dégage de l’oxygène. Ceci a permis l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène (02) puis la formation d’ozone (03) protégeant ainsi la Terre des rayonnements ionisants. Dans ces conditions, la complexification du vivant s’enchaîna jusqu’à ce jour.

Trois milliards et demi d’années ont passé depuis l’apparition des cyanobactéries, que nous ne cesserons de remercier pour notre ciel bleu et oxygéné. Ces créatures primitives vivent encore parmi nous. Fossiles vivants, elles ont traversé le temps, identiques à elles-mêmes pour l’essentiel. Celle qui nous intéresse ici, longue d’à peine 1/2 millimètre, s’est installée dans des lacs salés de régions chaudes pour le bonheur des riverains.

La spiruline dans son milieu naturel :
Depuis ses origines, la spiruline a conservé une extrême simplicité quant à sa reproduction : ce filament microscopique, lorsque les conditions sont idéales, grandit jusqu’à se scinder en deux, pour former ainsi deux spires qui vont grandir à leur tour, etc... jusqu’à des milliards et des milliards de spires qui flottent à la surface où elles forment une magnifique crème verte.
Pour accomplir sa photosynthèse, elle a besoin de chaleur, de lumière, d’une eau saumâtre (salée mais pas autant que l’eau de mer) et alcaline (Ph entre 9 et 11), et pour le reste, comme la plupart des végétaux, de carbone, d’azote, de phosphore, de fer, de magnésium, de potassium, de calcium, de minéraux et d’ oligo-éléments.

Dans son milieu naturel (des lacs ou lagunes), la spiruline suit les conditions climatiques, prospérant à la saison chaude et se réfugiant au fond de l’eau, dans l’argile qui tapisse les fonds, lorsque arrive le froid. Ses 3.5 milliards d’années prouve sa grande faculté d’adaptation...
Il existe plusieurs souches de spiruline, certaines dites ondulées, d’autres dites spiralées, de provenances du monde entier : Paracas (Pérou), Lonar (Inde), du lac Tchad...

La culture de la spiruline :
Pour pouvoir cultiver la spiruline, il faut reproduire artificiellement son milieu de vie, et créer les conditions nécessaires à son développement : bassins sous serre pour la chaleur, ombrage et systèmes d’agitation (pour ne prendre de coup de soleil) par roues à aubes ou par pompes, alcalinité, etc...
Il existe ensuite de multiples systèmes qui permettent de récolter et de sécher la spiruline à basse température pour conserver toutes ses propriétés.
Selon la latitude, les producteurs peuvent cultiver toute l’année ou seulement une partie.

Les avantages environnementaux :

Sa culture requiert dix fois moins d’eau que n’importe quelle autre culture , pour un rendement protéique à l’hectare (30 à 50 tonnes) quinze fois supérieur au Soja (2,5 tonnes).

Elle nécessite vingt fois moins d’eau que pour la culture céréalière , et 100 fois moins que l’élevage pour un rendement protéique cent fois supérieure (0,16 tonnes protéines à l’hectare pour l’élevage)
Son séchage est effectué à moins de 60°C, en séchoir solaire et son conditionnement est fait sans conservateur, ni colorants.
La spiruline est cultivée sans aucun fongicide, herbicide, pesticide , culture hors sol, elle ne provoque aucune nuisance sur l’environnement.
Son rendement à l’hectare est très élevé. Grande productrice d’oxygène la culture n’émet pas de gaz à effet de serre (GES), au contraire elle consomme environ 40 tonnes de CO2 par hectare et par an.

Pour en savoir plus :

Nicole et Olivier Charmont - Spirales de lux à Condillac en Drôme provençale.

Spirales de lux - 235A chemin de champ coulon 26740 Condillac

06 30 92 58 21 / 06 87 39 16 99

spiralesdelux@gmail.com

Nicole Charmont - Radio France
Nicole Charmont © Radio France - Nelly Sorbier
Olivier Charmont - Radio France
Olivier Charmont © Radio France - Nelly Sorbier