Le dossier du jour de France Bleu Drôme Ardèche

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Se chauffer au bois - conseils et bonnes pratiques

Diffusion du mardi 26 novembre 2019 Durée : 40min

Avec Julien Laporte Chargé de mission Bois Energie chez Fibois AuRA et de Matthieu Petit Chargé de mission bois énergie chez Fibois Ardèche Drome.

Choisir son mode de chauffage au bois :

Utiliser le bois-énergie c’est utiliser une énergie renouvelable, intégrée à l’économie locale.
Le bois représente 40 % des énergies renouvelables produites en France : c’est plus que l’hydraulique, l’éolien, le solaire, le biogaz et les déchets urbains réunis. (Source : Chiffres-clés des EnR 2016).

7,4 millions de résidences sont équipées d’un chauffage au bois (Source : Rapport Comité opérationnel n°10, Grenelle de l’Environnement) et près de 400 000 logements disposent d’un chauffage et d’eau chaude sanitaire au travers des réseaux de chaleur au bois (Source : enquête SNCU 2016).
Le bois-énergie contribue à l’indépendance énergétique de la France en limitant les importations d’énergie fossile pour 9,7 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Source : « Les Avis de l’ADEME », décembre 2015) soit environ 7 milliards d’euros. Produit et consommé dans les territoires, le bois énergie contribue à l’économie locale. Sa collecte, son conditionnement, son transport et son exploitation représentent un marché de 3,5 milliards d’euros et plus de 10 000 emplois locaux et non délocalisables (données 2014, Source : ADEME, Chiffres-Clés Climat, Air et Énergie, 2015). De plus, le bois-énergie crée 3 à 4 fois plus d’emplois que les énergies fossiles (Source :« Une énergie durable » – Région Hauts-de-France – 2016).

QUELQUES CRITÈRES POUR FAIRE LE BON CHOIX : 

Pour bien choisir, il faut d’abord définir vos besoins à partir de 3 critères : 

LA RÉPARTITION DE LA CHALEUR :  Elle dépend de vos besoins ... "Je souhaite avoir une température homogène dans toutes les pièces. Hors de question d’avoir froid !" "Je ne supporte pas la chaleur dans la chambre. Par contre le séjour doit être douillet car j’y passe toutes mes soirées d’hiver." … mais également des caractéristiques de votre habitation. "La hauteur du plafond dans le séjour est de plus de 3 mètres, et je veux que la chaleur reste en bas." "La cage d’escalier est très ouverte et je souhaite que la chaleur monte à l’étage." 

LE CONFORT D’UTILISATION "Je n’ai pas de temps à consacrer à mon chauffage, et puis j’anticipe mes vieux jours : je veux un système tout automatique." "Charger le poêle plusieurs fois par jour : pourquoi pas ? S’activer ça réchauffe !" 

LE BUDGET "J’ai déjà un circuit de radiateurs et je pense que mon conduit est réutilisable, il me faut uniquement remplacer la chaudière." "Pour l’instant j’ai un chauffage tout électrique et je veux un poêle dans le salon : il faut prévoir le coût du conduit de fumée en plus du poêle !

CHAUDIÈRE, POÊLE, INSERT ? GRANULÉ OU BÛCHE ? 

La solution de chaudière présente l’avantage de répartir la chaleur dans le logement selon le besoin de chaque pièce. De plus, la chaudière permet d’atteindre une bonne performance quelque soit le combustible utilisé : granulé, bois déchiqueté, et également bûche, à condition que l’installation soit équipée d’un ballon d’hydro-accumulation. Cette solution implique un coût d’investissement important, surtout si le logement n’est pas déjà équipé d’un réseau de radiateurs. Les solutions de chaudières sont détaillées dans les guides pratiques de l’ADEME « se chauffer au bois » et de Info Energie Rhône-Alpes « le chauffage automatique au bois ». Afin d’éclairer le choix du poêle, il est important de comprendre comment se répartit la chaleur, et donc de connaître ses modes de diffusion, convection et rayonnement. Les deux modes coexistent sur tous les appareils, mais dans des proportions très variables.

Poêle et autres appareils indépendants bûche : rudimentaires mais efficaces. On distingue : ∙ les poêles, de forme et de conception diverses (hors poêles de masse), ∙ les inserts, qui peuvent être définis comme des poêles encastrés dans une cheminée existante, ∙ les foyers fermés, qui sont des poêles habillés par une cheminée décorative, ∙ les cuisinières à bois, qui ont la fonction de cuisson en plus du chauffage. Les points communs entre ces appareils sont nombreux : des rendements théoriques compris entre 70 et 85 %, une autonomie faible (quelques heures), une diffusion de chaleur qui se fait majoritairement par convection.

Poêle de masse bûche : des arguments de poids. A l’inverse des appareils indépendants classiques, le poêle de masse diffuse principalement sa chaleur par rayonnement et très peu par convection : on dit que « ces poêles chauffent ce qu’ils voient ». Pour permettre ce rayonnement, ils sont pourvus de matériaux lourds qui accumulent, stockent, puis restituent lentement la chaleur. Cette restitution lente permet d’atténuer les variations importantes de température intérieure que l’on a avec un poêle à bûche classique. Leur poids, de 500 kg à plusieurs tonnes, impose une attention particulière à la solidité du plancher. D’apparence massive, ces poêles n’occupent au final pas plus de place car leur température de surface ne dépasse pas 80°C (plus de 200°C pour un poêle classique), et permet un aménagement à proximité du poêle

Poêle à granulés : la version automatique. Ces appareils sont équipés d’un allumage automatique. Ils présentent des niveaux de puissance variable, ou une sonde qui ajuste automatiquement le niveau de puissance. Ainsi, l’arrivée de granulés de bois par une vis sans fin, et d’air de combustion est modifiée automatiquement en fonction du besoin de chaleur. Ce fonctionnement automatique permet : • Un bon rendement théorique de combustion : entre 80 et 95 %, • Une autonomie importante, comprise entre 1 et 5 jours en fonction de la taille du réservoir (15 à 35 kg) et du besoin de chauffage, • Des fonctions de programmation, et une température régulière sans pic de chaleur. La chaleur est principalement convective. Les poêles sont souvent équipés d’un ventilateur qui diffuse la chaleur : on parle alors de convection forcée
 

Pour en savoir plus :

FIBOIS Ardèche-Drôme, inter-profession de la filière bois de l'Ardèche et de la Drôme.
Ineed Rovaltain TGV - 1, rue Marc Seguin
BP 11159 Alixan - 26958 VALENCE Cedex 09
Tél. : 04 75 25 97 05 - Fax : 04 75 25 97 06
E-mail : contact@fibois.com

FIBOIS AURA : Agrapole - 23, rue Jean Baldassini 69364 Lyon cedex 07
Tel. 04 78 37 09 66 —

Aujourd'hui, rejoignant les politiques nationales et régionales, l'objectif de FIBOIS est de développer l'usage du bois sous toutes ses formes afin de renforcer et de créer des marchés qui permettront de dynamiser l'activité de la filière bois. Pour atteindre cet objectif, 3 axes majeurs sont développés :

  • - la promotion de l'utilisation du bois dans la construction
  • - la promotion et la structuration de la filière d’approvisionnement en bois énergie
  • - le développement de l'utilisation des essences locales (pin noir, pin sylvestre, douglas, châtaignier…)
Matthieu Petit et Julien Laporte - Radio France
Matthieu Petit et Julien Laporte © Radio France - Nelly Sorbier