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Marie-Guite Dufay et François Patriat : l’identité de la Franche-Comté et de la Bourgogne n'est pas soluble dans la fusion.

La Citadelle de Besançon et les Hospices de Beaune

Ce mardi, les présidents des conseils régionaux de Franche-Comté et Bourgogne réaffirment, aux micros de France Bleu Besançon et France Bleu Bourgogne, leur souhait d’engager la fusion de leurs deux régions, dans le cadre du redécoupage annoncé par Manuel Valls. Les auditeurs des deux stations expriment leur intérêt, mais aussi leurs craintes.

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Avec cette annonce, la Franche-Comté et la Bourgogne se veulent pionnières d’une réforme évoquée par le président François Hollande il y a quelques mois et réaffirmée par le premier ministre Manuel Valls lors de la sa déclaration de politique générale il y a quelques jours.

Pour les deux présidents de région, cette fusion se justifie par des questions d’efficacité économique . François Patriat explique qu’elle permettrait de "faire des économies, éviter des doublons, gagner en puissance ". Le président de la région Bourgogne prend l’exemple du développement du "véhicule du futur " : pourquoi ne pas le faire "de Magny-Cours à Sochaux " ? Marie-Guite Dufay rappelle de son côté la nécessité d’atteindre "la taille critique " pour "attirer des investisseurs ".

Marie-Guite Dufay : "on ne va pas toucher à la saucisse de Morteau ou au comté"

Christian à Baume-les-Dames exprime son inquiétude sur la perte de son identité franc-comtoise . Pas d’inquiétude pour les deux présidents. François Patriat prend l’exemple de la région PACA : "la Provence et la Côte d’Azur n’ont pas disparu pour autant ", tandis que Marie-Guite Dufay en appelle aux symboles : "on ne va pas toucher à la saucisse de Morteau ou au comté"  !

Sur la question des agents territoriaux , les salariés des collectivités, le président de la région Bourgogne François Patriat se veut rassurant : "leur emploi est garanti ".

Un auditeur redoute que les petites communes ou les territoires excentrés soient laissés pour compte. "Les emplois ne seront pas que pour les grandes villes",  répond Marie-Guite Dufay, tandis que François Patriat ajoute : "quand on a des capitales fortes"  tout le territoire en profite.

Les deux assemblées régionales devraient se prononcer avant fin 2014

François , un auditeur de Dijon est pour la fusion, car il pense qu’elle créera des emplois , tandis que Christian à Baume-les-Dames ne croit pas aux économies . Marie-Christine se demande si les associations vont être convenablement accompagnées dans un plus grand ensemble (elle est trésorière d’une association en Bourgogne). Enfin, Michel dans le Doubs est pour une réforme territoriale, mais il se demande si la Franche-Comté ne devrait pas voir également du côté de l’Alsace et de la Lorraine .

Quant au calendrier de la réforme, il est le suivant, selon Marie-Guite Dufay : une loi au plan national en juin, puis les deux assemblées régionales se prononceront avant la fin de l'année, en tous cas avant les élections régionales de 2015. Entre les deux, la présidente du conseil régional de Franche-Comté souhaite que de nombreux avis soient sollicités, par exemple à travers les conseils économiques et sociaux. 

Retrouvez le "live-tweet" du Forum des auditeurs et d'autres réactions sur francebleu.fr.

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