Émissions Toutes les émissions

Du lundi au vendredi à 8h10

Port du soutien-gorge : "Je n'arrête pas de répondre à des interviews, parfois je fais des copier-coller"

soutien-gorge poitrine seins étude Franche-Comté

Depuis une dizaine de jours, le professeur Jean-Denis Rouillon de l'université de Franche-Comté est un homme très sollicité. La faute notamment à France Bleu Besançon qui a remis en lumière son étude sur les femmes qui ne porte plus ou peu de soutien-gorge. Mais derrière cet emballement médiatique, un travail scientifique qui pose de vraies questions.

    Podcasts :

  • RSS

Port du soutien-gorge : "Je n'arrête pas de répondre à des interviews, parfois je fais des copier-coller"

Jusqu'en Australie, on parle de lui. "Je travaille à cette étude depuis quinze, mais c'est la première fois que ça dépasse le cadre national" , confie Jean-Denis Rouillon. Un succès médiatique que l'on doit notamment à une chronique de France Bleu Besançon reprise par les médias nationaux puis du monde entier.

"C'est bien, mais c'est un peu prématuré", explique le professeur Rouillon, car l'étude est toujours en cours. Et si on ne déplore aucune dérapage ("la société est mûre pour entendre ce genre de choses" ), il faut faire attention à ne pas généraliser des conclusions partielles.

Faut-il ou non garder son soutien-gorge ? - Aucun(e)
Faut-il ou non garder son soutien-gorge ?
"L'arrêt brutal du port des soutiens-gorge peut engendrer des problèmes. Mon étude qui porte sur 300 femmes montre que les tissus conjonctifs de suspension se renforcent quand les femmes ne portent plus ou peu de soutiens-gorge. Mais mon étude porte uniquement sur les femmes qui font su sport et ne sont pas en surpoids ", prévient Jean-Denis Rouillon.

Sans compter que le port du soutien-gorge n'est pas qu'une question scientifique, c'est aussi "un problème de représentation sociale" . Bref, une étude qui a encore de beaux-jours devant elle.

Partager sur :