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L’appel d’urgence
L’appel d’urgence

L’appel d’urgence devient obligatoire

Diffusion du vendredi 30 mars 2018 Durée : 2min

Voilà une mesure de sécurité routière qui pourrait sauver jusqu’à 400 vies par an en France. Ce n’est pas le 80 km/h. Et cette mesure sera sans doute bien acceptée par les français. Plus de détails, avec vous Laurent…

A partir du 31 mars, l’appel d’urgence localisé va devenir obligatoire. La mesure s’appliquera d’abord aux nouveaux modèles, puis progressivement à tous les véhicules neufs. Il s’agit d’un système qui envoie automatiquement un message en cas d’accident, quand il y a déploiement des airbags. Les secours sont alors prévenus immédiatement et savent quelle est la position géographique du véhicule. L’appel d’urgence localisé permet de gagner de précieuses minutes. Par ailleurs, on peut aussi activer ce service par un bouton SOS pour joindre un opérateur, en cas de malaise ou si on est témoin d’un accident. En vérité, la prestation existe depuis déjà des années chez certains constructeurs. C’est le cas notamment du groupe PSA en France, mais aussi de BMW, Volvo, Audi, Mercedes et Volkswagen. Théoriquement les véhicules doivent composer automatiquement le 112, qui est le numéro unique pour joindre les secours en Europe. Mais la France a obtenu une dérogation. Les appels aboutiront sur des plateformes, avec des opérateurs formés à ce genre de situation, et qui feront l’interface avec les secours. L’appel d’urgence localisé existe dans l’automobile depuis 1996. Le concept est né aux Etats Unis avec le service OnStar de General Motors. Il a fallu attendre quelques années avant de le voir arriver en Europe. La Commission estime que le système peut sauver 2500 vies par an, à l’échelle du continent. Le gain serait de 400 vies en France. 

Et ce qui est étonnant Laurent, c’est que la Sécurité Routière n’en parle pas…

Oui, et c’est vraiment étonnant de la part de cette administration, qui ne semble se passionner que pour les radars et le 80 km/h. Le Premier Ministre n’a pas mentionné cette mesure lors de la présentation des 18 mesures de sécurité routière, le 9 janvier dernier. Pourtant, un volet concernait les nouvelles technologies. Mais c’était pour faciliter la répression grâce au numérique, pas pour évoquer les progrès techniques de l’automobile.