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Des places de parking-relais à Paris

Diffusion du lundi 2 avril 2018 Durée : 2min

On va évoquer une idée de la mairie de Paris, qui propose des places de parking-relais pour inciter les banlieusards à laisser leur voiture aux portes de la capitale et prendre ainsi les transports en commun. 

Anne Hidalgo a déjà les municipales de 2020 en tête et multiplie les annonces. Si la gratuité des transports en commun tient de l’effet d’annonce, sa proposition de parkings-relais repose sur du concret. Après avoir constaté que des milliers de places étaient inoccupées aux portes de Paris, la ville vient de conclure un accord avec les sociétés gestionnaires de parkings souterrains pour aménager 1 000 places de « parkings-relais ». Elles seront disponibles à partir de septembre, pour un tarif de 75 euros par mois. C’est deux fois moins que le prix normal. Il y aura toutefois une condition. Les automobilistes qui souhaitent profiter de ces places de stationnement devront payer l’abonnement d’un Pass Navigo, afin de pouvoir emprunter les transports en commun. Des bornes de contrôle du Pass en question seront d’ailleurs installées à l’entrée et à la sortie de chaque parking concerné.

Une signalétique sera également mise en place pour guider les usagers jusqu’au métro ou moyen de transport collectif le plus proche.

Les places de parking-relais seront situées aux quatre points cardinaux de Paris : porte de Bercy, porte d’Ivry, porte d’Orléans, porte Maillot, porte de Saint Cloud, porte de Champerret, porte de Saint Ouen et porte de Bagnolet. 

Est-ce que ce sera suffisant, Laurent, pour réduire le trafic ? 

Il faut rappeler qu’un million de Franciliens viennent chaque jour travailler à Paris, dont 200 000 qui prennent leur voiture. Evidemment, les 1 000 places négociées par Anne Hidalgo sont une goutte d’eau. Cela ne va pas changer grand-chose en matière de trafic automobile et de pollution. Mais, c’est un signe d’ouverture. On peut juste se demander pourquoi la maire de Paris n’a pas eu d’abord ce type d’approche, avant de proposer des mesures radicales pour la circulation. Mais là encore, l’approche des élections explique sans doute cette main tendue aux banlieusards qui se déplacent en voiture.