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Campagne cannabis au volant

Diffusion du lundi 9 avril 2018 Durée : 2min

On va parler de la nouvelle campagne de la Sécurité Routière. Elle concerne le cannabis. Et c’est une forme d’addiction qui peut s’avérer fatale au volant, Laurent…

Enfin, on s’intéresse à un vrai problème. Jusqu’à présent, la Sécurité Routière a surtout mis l’accent sur la vitesse, l’alcool et le téléphone. On finissait par se demander quand les drogues seraient abordées. Car, qu’on le veuille ou non, fumer du cannabis est illégal selon la loi et c’est considéré comme un produit stupéfiant. En France, il y aurait 5 millions de consommateurs, dont près d’un million de demi de façon régulière et 700 000 au quotidien.  En 2016, 752 personnes ayant fumé du cannabis sont décédées dans un accident de la route. Cela représente 22 % des victimes. Soit, 1 sur 5. Les effets du cannabis sont méconnus du grand public. Et pourtant, quand il a fumé, le conducteur n’a pas conscience de la diminution de ses capacités au volant.  Il a plus de mal à évaluer les distances, à se concentrer et à réagir en cas de danger. Il y a une perte des capacités visuelles et auditives, sans parler des hallucinations. La conduite devient alors plus dangereuse, jusqu’à l’accident. Dans leur grande majorité, les conducteurs en infraction sont des hommes et surtout des jeunes. Fumer un joint multiplie par deux le risque d’accident mortel. Il faut savoir par ailleurs que le cocktail cannabis-alcool est particulièrement meurtrier. Il multiplie par 29 le risque d’accident.

Et que sait-on Laurent des autres drogues ?

La cocaïne, l’ecstasy, les amphétamines et les métamphétamines créent un état d’excitation et d’euphorie. Elles donnent un faux sentiment de puissance et de clarté mentale, qui mène souvent à des prises de risque ou à des conduites impulsives. L’effet est tout autre, quand on prend de l’héroïne et de l’opium. Le cerveau réduit son activité, ce qui a un effet sur les temps de réaction et les mouvements. Il y a en outre un risque de somnolence. Le LSD, les champignons et la mescaline font partie des drogues hallucinogènes. Leur consommation induit des troubles de la perception, des illusions délirantes, une confusion ou de l’angoisse allant parfois jusqu’à la crise de panique.