Toutes les émissions

Le mag auto

Le samedi et le dimanche à 8h12

.
.

Des voitures-radar conduites par un opérateur privé

Diffusion du mardi 24 avril 2018 Durée : 1min

Laurent Meillaud on revient sur les radars mobiles installés à bord de voitures conduites par des opérateurs privés. Un transfert qui suscite beaucoup de réactions et aussi des craintes….

La décision de confier la conduite de véhicules radar à des opérateurs privés a été prise en octobre 2015. Elle avait été validée à une époque où Manuel Valls était Premier Ministre et Bernard Cazeneuve ministre de l’Intérieur. Officiellement, il  s’agit de « libérer du temps aux forces de l’ordre pour le consacrer à des tâches plus qualifiées comme le contrôle d’alcoolémie et stupéfiants » et pour « faire respecter les limitations de vitesse en allongeant les plages horaires de circulation de ces véhicules sur les routes les plus accidentogènes ». « Il ne s’agit pas de faire du chiffre, mais de sauver des vies », a assuré la semaine dernière le délégué à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. Et dans son communiqué, cet organisme précise que les opérateurs ne seront pas rémunérés en fonction du nombre de flash. Il dit même que si la voiture fait plus de km que prévu, ou s’écarte de l’itinéraire, le prestataire devra payer de lourdes pénalités. Toutes les données liées aux trajets sont mémorisées et supervisées. Enfin, seul le centre de traitement de Rennes, qui gère les radars automatiques, traitera les PV. Et en aucun cas l’opérateur privé, qui est la société Mobiom pour cette première phase en Normandie, qui a débuté dès lundi.

Et qu’en pensent les conducteurs ? 

Ils ne sont pas dupes. Quand on passe d’une durée d’utilisation de 1 h 30 pour une voiture radar, à 6 h, voire 8 h par jour, cela va automatiquement entraîner une augmentation massive des PV. C’est donc bien une machine à cash qui va se mettre en place. Progressivement, les 400 véhicules radar actuellement utilisées par des policiers ou des gendarmes seront conduits par des opérateurs privés. Et ces véhicules banalisés seront déployés dans toute la France d’ici 2020. Comme le flash est à infrarouge, et donc indétectable, ces véhicules resteront invisibles et ne pourront donc pas être signalés par les applications communautaires, ce qui était le but recherche.