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Waze et Coyote bientôt neutralisés ?

Diffusion du mercredi 27 juin 2018 Durée : 1min

On va parler aujourd’hui de Coyote et de Waze. Figurez-vous que les forces de l’ordre pourront obliger les opérateurs de ces applications à empêcher le signalement de contrôles. Mais dans certains cas seulement, Laurent….

C’est une des mesures qui ont été présentées en même temps que le 80 km/h, en début d’année. Et elle est tout aussi emblématique. Ce n’est pas du tout étonnant de la part de la Sécurité Routière. Sous la pression des associations de victimes, cette administration avait tout fait en 2011 pour interdire le système Coyote. Mais elle a échoué. Elle n’a réussi qu’à rendre le signalement des contrôles moins précis, les anti radars se transformant en systèmes d’aide à la conduite et signalant d’ailleurs utilement les bouchons, les accidents, les travaux et les alertes météo. Mais en avril dernier, alors que François Hollande était encore président, la Sécurité Routière a suggéré de neutraliser les applications communautaires en invoquant la lutte contre le terrorisme. Non, vous ne rêvez pas. Le texte a été soumis à l’Europe, qui l’a donc validé. L’idée est bien de rendre inopérant les signalements de contrôles, dès lors que ceux-ci concernent la lutte contre la criminalité, ainsi que les dépistages d’alcool et de drogue. Ce décret devrait être publié en juillet, comme par hasard au moment des départs en vacances.

Et comment ça va se passer concrètement ? 

Les forces de l’ordre alerteront Waze et Coyote quand elles le jugeront nécessaire. Dès lors, ces opérateurs seront tenus de rendre les contrôles invisibles. Et c’est pour cela que ce texte a été surnommé Harry Potter. Dans les faits, les automobilistes pourront continuer à signaler des contrôles, à partir de l’application. Mais, l’information ne sera pas relayée dans la zone concernée. Un vrai tour de magie. C’est donc une façon d’atténuer la portée de ces applications communautaires, qui agacent le ministère de l’Intérieur. A la place, les automobilistes continueront sans doute de se faire comme avant des appels de phares.