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Moteurs thermiques et énergies alternatives en 2035 et 2050

Diffusion du vendredi 3 novembre 2017 Durée : 2min

Pour la voiture, ça reste à voir en fonction du développement des stations. En tout cas, pour les véhicules lourds, du type bus et cars, c’est bien le gaz – et notamment le bio-méthane – qui sera l’énergie de référence. Ce sera le cas pour 29 % des ventes de bus en 2030, 86 % en 2050, et même 100 % des cars dès 2030.En comparaison, il n’y aurait que 5 % de part de marché pour les bus électriques en 2030, et 14 % en 2050.On va parler d’un rapport de l’ADEME qui évoque quelles seront les parts de marché des moteurs thermiques et des énergies alternatives, en 2035 et 2050. Et il y a quelques surprises.

Suite aux objectifs ambitieux du plan Climat lancé par Nicolas Hulot, l’ADEME s’est livrée à un exercice prospectif. L’agence estime qu’en raison d’évolutions profondes, liées à notre façon de nous déplacer, la physionomie du marché automobile va elle aussi changer. Elle estime notamment que les ventes des nouvelles motorisations vont se développer rapidement d’ici 2035. A cette date, la part de l’essence serait de 15 %, et celle du Diesel de 9 % pour les ventes de voitures neuves. Plus surprenant, la part du gaz naturel passerait de 0 à 16 %, alors que l’électrique culminerait à 60 %, dont 38 % pour les hybrides rechargeables et 22 % pour les véhicules 100 % électriques. La moyenne des émissions de CO2 serait alors de 66 grammes par km. Et si on se projette en 2050, l’ADEME pronostique l’arrivée de nouveaux carburants avancés, liquides ou gazeux. A cette date, les ventes tomberaient à 0 % pour l’essence et le Diesel. Par contre, la part du gaz naturel grimperait à 32 %. Elle serait même supérieure aux 30 % prévus pour les véhicules 100 % électriques. Et l’ADEME pense même que le gaz serait aussi présent sur les hybrides rechargeables, dont la part sera alors de 38 %. Le moteur thermique utiliserait ce type de carburant, plutôt que l’essence ou le diesel. La moyenne des émissions de CO2 serait abaissée en 2050 à 49 g par km, ce qui est la valeur d’un hybride rechargeable.

Donc, le gaz serait une alternative au tout-électrique dont on nous parle tous les jours ?

Pour la voiture, ça reste à voir en fonction du développement des stations. En tout cas, pour les véhicules lourds, du type bus et cars, c’est bien le gaz – et notamment le bio-méthane – qui sera l’énergie de référence. Ce sera le cas pour 29 % des ventes de bus en 2030, 86 % en 2050, et même 100 % des cars dès 2030.En comparaison, il n’y aurait que 5 % de part de marché pour les bus électriques en 2030, et 14 % en 2050.