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Siège de Renault
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L'État cède des actions de Renault

Diffusion du mardi 7 novembre 2017 Durée : 2min

L’Etat a décidé la semaine dernière de céder près de 5 % du capital du constructeur français. Pourquoi une telle opération ? La réponse avec notre spécialiste.

C’est très exactement 4,73 % du capital de Renault qui a été vendu, via un placement auprès d'investisseurs institutionnels. L’opération permet à l'État de redescendre à 15,01 % du capital de la marque au losange. Les actions en questions avaient été achetées par l’Etat, à une époque où Emmanuel Macron était ministre de l’économie. Elles avaient acquises en avril 2015, pour un coût d’1,21 milliard d’euros. A l’époque, le locataire de Bercy voulait imposer le vote double, une disposition qui permet aux actionnaires de long terme de peser plus sur les décisions. Emmanuel Macron était à l’époque en froid avec Carlos Ghosn, qu’il soupçonnait d’avoir un agenda caché, en privilégiant davantage Nissan que Renault. Par la suite, les deux hommes ont trouvé un accord pour que l’Etat s’immisce moins dans la gestion opérationnelle du groupe. La revente était actée, mais l’Etat ne pouvait pas courir le risque de perdre de l’argent, sous peine d’être qualifié de mauvais gestionnaire. C’est donc une fois Macron Président, et alors que Renault se porte de mieux en mieux, que les actions ont été revendues. Et avec une plus-value de 55 millions d’euros, l’honneur est sauf pour les deux parties. De plus, cette revente s'inscrit dans un ambitieux programme de cessions d'actifs pour 10 milliards d'euros. Une somme que le chef d’Etat veut consacrer dans un fonds destiné à financer l'innovation.

Et ce qu’il faut savoir, c’est que Renault a récupéré une partie de ces actions…

Oui, dans le cadre de la règlementation en vigueur, Renault a décidé d’acquérir 10 % des titres cédés. Soit, 1 400 000 actions, qui seront proposées aux salariés et anciens salariés du Groupe. Le constructeur se félicite de cette marque de soutien de l’Etat et évoque un climat de confiance consolidé avec son actionnaire principal. C’était le bon moment, car Renault vient justement de lancer un Plan stratégique pour renforcer l’alliance avec Nissan.