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La voiture électrique est-elle pour les riches ?

Diffusion du mardi 14 novembre 2017 Durée : 2min

Laurent vous avez souhaité évoquer la fameuse voiture électrique, dont on parle beaucoup. Mais, est-ce vraiment une voiture pour tous, ou seulement pour les riches ?

C’est la question que pose l’ACEA, qui est l’association regroupant les constructeurs automobiles en Europe. On va encore dire que c’est le lobby qui fausse le débat. Néanmoins, l’analyse est intéressante. L’association relève en effet que la Norvège, que l’on cite un exemple avec un taux d’adoption de 29 % pour la voiture électrique, est l’un des pays les plus riches d’Europe avec un revenu par habitant de 64 000 euros. Ce qui est deux fois la moyenne européenne.

Dans les pays où ce revenu est de plus 30 000 euros, la part de l’électrique est de 1 % seulement. C’est le cas en France, qui arrive à 1,4 % tout comme l’Angleterre. L’Allemagne est encore dessous, avec 0,8 % mais elle a commencé plus tard à appliquer des primes.

Quand ce revenu est de 30 000 € ou un peu moins, on tombe à 0,3 % comme en Italie et à 0,2 % comme en Espagne.

Et dans les pays où le revenu moyen est inférieur à 17 000 euros, on est carrément proche du zéro absolu comme par exemple en Bulgarie et en Grèce, où la part de l’électrique est respectivement de 0,05 et de 0,04 %. En Grèce, il ne s’est vendu que 32 voitures électriques l’an dernier.

Donc, d’une certaine façon, la voiture électrique reste un véhicule pour clientèle aisée.

Et c’est ce que voulait démontrer l’ACEA. C’était une façon de dire, on veut bien de nouvelles normes, mais il faut rester réaliste. Le fait est que l’Europe a décidé de nouvelles mesures en vue de 2030. A cette date, les émissions de CO2 devront être réduites de 30 % par rapport à celles de 2021, où les émissions seront déjà plafonnées à 95 g par km. Par ailleurs, Bruxelles veut imposer une part de 30 % de véhicules à très basses émissions en 2030. Affaire à suivre.