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Nissan lit dans le cerveau du conducteur

Diffusion du mardi 9 janvier 2018 Durée : 2min

On va encore parler du CES de Las Vegas, où sont présentées les technologies pour la voiture du futur. Cela paraît incroyable, et pourtant : Nissan va bientôt pouvoir lire directement dans les pensées du conducteur.

Oui, la marque japonaise va montrer, à l’aide d’un casque connecté, comment on peut analyser l’activité cérébrale du conducteur et anticiper sur ses intentions, dans le contexte du véhicule autonome. La technologie «Brain to Vehicle » permet en effet de mesurer les signaux qui vont conduire à une prise de décision. Ils sont transmis à l’intelligence artificielle de la voiture qui, à l’aide d’algorithmes développés par Nissan, va en déduire les intentions du conducteur.

Ainsi, la machine va virtuellement lire dans les pensées de la personne qui se tient derrière le volant. Elle va comprendre, quelques fractions de seconde avant, si le conducteur veut accélérer, freiner, ou tourner le volant pour modifier sa trajectoire. Autant d’intentions que la voiture peut anticiper, dans un délai de 0,2 à 0,5 seconde, pour devancer ses désirs. Ces manœuvres seront imperceptibles pour l’homme, mais contribueront à plus de sécurité et plus de confort.

De la même façon, l’intelligence artificielle pourrait détecter des signes de stress en se connectant directement sur le cerveau. Dès lors, on peut imaginer un passage du mode manuel au mode autonome, ou d’autres réponses pour contribuer à un environnement plus relaxant.

Est-ce que c’est une première, Laurent ? 

Pas tout à fait, car des chercheurs allemands de l’Université de Berlin avaient déjà travaillé sur le sujet en 2011, en lien avec une Volkswagen Passat. Ils avaient  utilisé 16 capteurs d'électroencéphalogrammes mesurant l’activité du cerveau et reliés au système de bord de la voiture. Des chinois de l’Université de Tianjin ont mené des travaux similaires en 2015. L’un d’eux avait ainsi fait avancer, reculer et s’arrêter un véhicule, juste par la pensée. Même  Ferrari travaillerait sur un système capable de « comprendre »  le conducteur pour adapter le comportement de la voiture. La marque au cheval cabré y réfléchit, grâce à un ensemble de capteurs, pour analyser en temps réel la pression artérielle, les battements du cœur, la respiration, les clignements d'yeux et en plus donc l'activité du cerveau.