Replay du samedi 17 avril 2021

Les SUV ne voient pas la vie en vert...

- Mis à jour le

la réglementation avance sur le véhicule connecté et autonome - La proposition des Verts qui cible les SUV.

90km/h maximum pour les véhicules lourds ? une idée de EELV
90km/h maximum pour les véhicules lourds ? une idée de EELV

Les Verts n’aiment pas beaucoup les SUV...

Il s’agit de ces véhicules au look de 4x4 et qui n’en sont pas toujours. Précisons qu’ils sont même de plus en plus électrifiés. En tout cas, le parti Europe Écologie les Verts ne les aime pas. Et dans le cadre de la présidentielle de 2022, EELV a publié des propositions. L’une d’elles vise à considérer les véhicules de plus de 1 500 kg comme des poids lourds pour en limiter la vitesse à 90 km/h sur les autoroutes. Cette idée fait bondir l'association « 40 millions d'automobilistes », qui fait part de sa consternation.  L'association dénonce une surenchère écologiste et rappelle au passage que de nombreux véhicules familiaux font aussi partie des plus de 1500 kg, comme les monospaces, les breaks et les berlines. « La mise en œuvre de cette mesure serait une incroyable usine à gaz sur le plan juridique », poursuit 40 millions, et cela aurait bien d'autres conséquences que la simple adaptation des vitesses maximales autorisées. Le contrôle technique est obligatoire tous les ans pour les poids lourds, contre tous les 2 ans pour les véhicules légers. Et bien sûr, il y aurait un impact au niveau du permis de conduire. 

Que contient la loi Climat qui passe actuellement à l’Assemblée ?

Un article prévoit notamment l'interdiction de vente de véhicules particuliers émettant plus de 123 g de CO2 par kilomètre selon la norme WLTP. Et ce dès 2030. Les véhicules émettant davantage que ce seuil devront représenter au maximum 5 % de l'ensemble des ventes annuelles de voitures neuves. Par ailleurs, il est question d’étendre les zones à faibles émissions, les fameuses ZFE qui interdisent l’accès aux centres-villes des véhicules les plus polluants. Un député prévoit leur extension aux villes de 150 000 habitants, ce qui porterait leur nombre de 15 à 45 au total en 2025. Les véhicules utilitaires légers devront s'y plier dès 2030. Et les camions en 2040.

Malgré ce contexte, la France défend son industrie automobile

Le ministre de l’économie, Bruno le Maire, a en effet pris la parole pour critiquer la future norme Euro 7. « Les normes environnementales européennes doivent rester incitatrices, et non destructrices de notre industrie. « A ce stade, cette norme ne nous convient pas", a-t-il affirmé dans Le Figaro. En fin 2021, d’année, de nouvelles normes d'homologation pour les véhicules neufs seront décidées par Bruxelles en vue de 2025. Et à ce stade, la France semble avoir réussi à obtenir quelques aménagements qui ne condamneraient pas aussi brutalement le moteur thermique. En plus d’un tour de vis sur les polluants actuels, la norme prévoit aussi l’ajout d’autres polluants comme l’ammoniac ou encore de certains gaz à effet de serre tels que le méthane ou le protoxyde d’azote.

Et puis, la réglementation s’adapte pour les véhicules connectés et autonomes

En conseil des ministres, mercredi dernier, deux ordonnances ont été présentées. La première concerne les données des véhicules. Il s’agit de prévenir les-cyber attaques, mais aussi de faciliter l’échange de données pour détecter automatiquement des dangers sur la route et pour mieux prévenir l’entretien des infrastructures. La seconde concerne plus spécifiquement le véhicule autonome. Elle instaure une responsabilité pénale, en distinguant les responsabilités respectives du conducteur et du constructeur ou concepteur de ces systèmes. Issue d’un travail de concertation avec les acteurs concernés, la réglementation place la France en tête des pays ayant d’ores et déjà préparé un cadre au déploiement de la mobilité automatisée, qui s’intègre au cadre européen et international.