Replay du dimanche 25 avril 2021

Les applications de signalement des contrôles routiers dans le viseur des autorités

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Plusieurs nouveautés s’appliquent aux contrôles radar et au signalement des forces de l’ordre par smartphone.

Les alertes Waze
Les alertes Waze - Copie d'écran Waze

Les feux tricolores "récompenses" sont désormais autorisés en France. Déjà en place dans certaines communes de France, ces feux passent au vert lorsque les limitations de vitesse sont respectées. Ils sont désormais autorisés par la loi. Concrètement, ce feu détecte les véhicules en approche ainsi que leur vitesse. Lorsque la limitation est respectée, il reste au vert. Cela permet de fluidifier le trafic et d’inciter au respect des limitations. Selon l'arrêté publié au Journal officiel, ces feux ne sont valables qu'en agglomération et ne peuvent être installés au niveau des passages piétons, des intersections et à proximité du panneau d'entrée d'agglomération. Par contre, une autre catégorie de feux dits « sanction », qui passent au rouge lorsque l'usager dépasse les limitations de vitesse, demeurent quant à eux interdits.

L’Etat veut-il ou non interdire le signalement des contrôles routiers sur les applications pour smartphone ?

​​​​​​​À compter du 1er novembre prochain, les préfets auront la possibilité de décider, sur demande des forces de l'ordre, de suspendre temporairement la localisation de certains contrôles routiers d'alcoolémie et de stupéfiants. Leur position ne pourra donc pas être relayée par les services d'aide à la conduite et de navigation. Le ministre de l'Intérieur se réserve aussi cette possibilité, dès lors qu’il s'agit de contrôles en lien avec le terrorisme ou un enlèvement. La Sécurité Routière précise que les contrôles de vitesse ne sont pas inclus, dans la mesure où leur signalement permet justement d'obtenir le résultat espéré, à savoir de faire ralentir les conducteurs. Par ailleurs, cette interdiction de signalement sera limitée dans le temps et dans l'espace : deux heures pour les contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants, et douze heures pour les autres contrôles visés, dans un rayon maximal de deux kilomètres en agglomération et de dix kilomètres hors agglomération. Les usagers pourront continuer de signaler la présence des forces de l'ordre, sans qu'une sanction ne soit encourue, mais l'information ne sera pas répercutée à la communauté des utilisateurs de ces dispositifs de communication.

La Sécurité Routière apporte des précisions sur l’emploi de voitures-radar banalisées. 

Elle rappelle que la décision de confier ces véhicules à des sociétés privées remonte à 2015. L’objectif est de libérer du temps aux forces de l'ordre pour le consacrer à des tâches plus qualifiées comme l'interception au bord des routes, notamment pour l’alcoolémie et les stupéfiants. La Sécurité Routière précise encore que les trajets réalisés les plages horaires de contrôle sont fixés par les services de l'État, en fonction uniquement des critères d'accidentalité locale. De même, les entreprises prestataires ne sont pas rétribuées au nombre d'infractions détectées. Autres choses à savoir : les contrôles tiennent compte d’une marge d’erreur de 10 km/h. Les données sont envoyées sous forme cryptée. Enfin, sdur la base des premiers déploiements, ces voitures génèrent plus de 3 000 amendes par mois. Soit, 9 % de l'ensemble des contraventions établies suite à un excès de vitesse détecté par un radar.

La sécurité, mais du côté des constructeurs automobiles. 

La nouvelle Polo de Volkswagen fait le plein de technologies. Elle va bénéficier notamment d’un système de conduite autonome de niveau 2, capable de croiser les infos du régulateur de vitesse adaptatif avec l’assistant de maintien de voies. La petite citadine embarque entre autres un détecteur de fatigue, un système de freinage anti-collisions actif ou encore un capteur capable de tendre les ceintures de sécurité en cas de détection d’un danger. Lors de grosses pertes d’adhérence, ce système peut même aller jusqu’à fermer les fenêtres en prévention d’un accident.