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Politique et Automobile
Politique et Automobile - Ifop - Le Point

"Dis moi en quoi tu roules, je te dirais pour qui tu votes"

Diffusion du dimanche 8 décembre 2019 Durée : 3min

La politique s’invite au sein des marques de voitures, des soupçons de triche chez PSA et Renault et la CNIL qui épingle le ministère de l’Intérieur à propos des radars-tronçons….

Vous le savez, ces radars scannent les plaques des véhicules et calculent combien de temps ils mettent pour parcourir la distance entre deux points. Le problème, c’est que l'historique des plaques est conservé beaucoup plus longtemps que prévu. Plus de 13 mois pour les numéros complets, et plus de 4 ans pour les numéros tronqués de deux caractères. On est loin des 24 h initialement prévues. De plus, les conditions de stockage, notamment la sécurisation des accès, laissent largement à désirer. C’est la raison pour laquelle la commission nationale informatique et libertés a publié un communiqué au vitriol. Le ministère de l’Intérieur est donc mis en demeure de respecter l’arrêté de 2004 en mettant en place un mécanisme de purge et en supprimant le stock de données qui ont été conservées plus longtemps que prévu. Il a trois mois pour se conformer aux exigences de la CNIL. Faute de quoi il s’expose à des sanctions.

Renault et PSA ont-ils truqué leur moteurs Diesel ?

Au moment du Dieselgate, qui a éclaboussé les constructeurs allemands, et surtout Volkswagen, PSA et Renault avaient juré ne pas truquer leurs moteurs. Pourtant, en 2017, deux informations judiciaires distinctes ont été ouvertes en France pour « tromperie aggravée » sur la qualité des contrôles. Les constructeurs français sont soupçonnés d'avoir manipulé les moteurs de leurs véhicules diesel afin de minorer leurs rejets d'oxyde d'azote lors des tests d'homologation. Les instructions des juges du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris sont toujours en cours et peuvent encore durer des semaines. Les magistrats décideront ensuite soit d'un non-lieu, soit d'un renvoi devant le tribunal correctionnel. Mais l’affaire pourrait prendre une autre tournure. La Cour de justice de l'Union européenne s'apprêterait à rendre un arrêt « début 2020 », si l’on en croit le Canard Enchaîné. Or, lors d’une audience, tant la Commission que la France auraient estimé que PSA et Renault auraient utilisé des dispositifs « illégaux ». La cour doit trancher si les constructeurs ont utilisé des dispositifs frauduleux dans le but non pas de protéger le moteur et d'assurer le bon fonctionnement du véhicule, mais de tromper les tests antipollution.

Dis-moi dans quelle voiture tu roules et je saurai pour qui tu votes….

L’IFOP a réalisé pour l’hebdo le Point une étude après de 5600 français. Elle porte sur les pratiques électorales des automobilistes. Il s’avère que les électeurs d’Emmanuel Macron roulent plutôt en Toyota, en Renault, en Volkswagen et en Citroën. Ceux de Marine Le Pen sont plutôt clients chez Audi, Ford, Nissan et Opel. Les partisans de François Fillon aiment plutôt les marques BMW, Mercedes et Audi. On peut noter au passage que l’ex-premier ministre est un fan de voitures et qu’il l’assume. Quant aux fans de Jean-Luc Mélenchon, ils se recrutent plutôt chez Opel et Dacia. 

Et puis on connaît les finalistes pour la voiture de l’année 2020 en Europe…

Sur les trente-cinq candidates de départ, les sept prétendantes restantes au titre de la « Voiture de l’année 2020 » sont les Peugeot 208, Renault Clio, BMW Série 1, Ford Puma, Porsche Taycan, Tesla Model 3 et Toyota Corolla. Le nom de la gagnante sera révélé lors de l’ouverture du Salon de Genève le 2 mars prochain