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La voiture autonome s'invite au salon de Francfort

Diffusion du dimanche 15 septembre 2019 Durée : 3min

Des voitures autonomes Françaises servent de navettes aux visiteurs du salon de Francfort.

Le diesel de nouveau épinglé, le gaz naturel qui serait plus vertueux que l’électrique, la voiture autonome au salon de Francfort... Et pour commencer, on va parler de la clé du futur….

Hé oui, c’est le smartphone qui de plus en plus va servir à ouvrir les véhicules, au lieu de la clé de contact. C’est déjà le cas quand on utilise des voitures en autopartage. Mais ce sera le cas aussi demain, sur les voitures de série. Au salon de Francfort, l'équipementier Bosch a présenté un système qui permet de remplacer la clé par son téléphone mobile. Concrètement, une clé virtuelle est mémorisée dans le smartphone. Ce système permet aux automobilistes de déverrouiller, de démarrer et de verrouiller leur véhicule automatiquement. Pour reconnaître la clé virtuelle, des capteurs seront installés dans la voiture, de façon à détecter le smartphone du propriétaire. Et ce, avec le même niveau de sécurité qu'une empreinte digitale. 

La voiture autonome était à Francfort cette semaine…

Des navettes autonomes ont été mises en circulation à l’extérieur du salon sur un circuit prédéterminé et à l’écart du trafic. Des navettes d’origine française, puisque fabriquées par la société Easymile. Elles ont été mises en place par l’équipementier Continental, qui est l’un des actionnaires. On a pu voir aussi sur les stands quelques prototypes, comme chez Audi par exemple. La marque a présenté un 4X4 électrique doté d’une intelligence artificielle. Ce tout terrain du futur, capable de rouler sans intervention humaine, est le 4ème concept développé par Audi qui a exploré divers domaines, comme le sport auto ou la conduite de tous les jours. Pour autant, cela ne veut pas dire que la technologie va arriver demain matin. Le véhicule autonome va d’abord arriver par des robots taxis et des navettes, qui circuleront sur des liaisons protégées. Les experts pensent qu’il faudra attendre au moins 2030 avant de les voir rouler au cœur des villes, au milieu de la circulation. 

On reste en Allemagne, avec une étude surprenante…

L’ADAC, qui est l’automobile club allemand, vient de publier une comparaison du bilan carbone d’une automobile en fonction de son mode de propulsion. Et la surprise, c’est que les véhicules au gaz naturel font mieux que l’électrique. Et pour cause,, le tout-électrique est pénalisé par l’impact environnemental de la fabrication de batteries et, en Allemagne, par la forte représentation des centrales à charbon dans la production d’énergie électrique. Outre-Rhin, le bilan carbone de la voiture électrique n’est meilleur qu’après 127.000 km, par rapport à l’essence, au bout de 219.000 km pour le Diesel. Et il ne parvient jamais à égaler celui d’une voiture au GNV. De quoi relativiser le discours actuel sur l’énergie. 

En tout cas, le Diesel lui reste toujours aussi mal vu….

Le Conseil international pour un transport propre, l’ICCT, a mesuré au cours de l'été 2018, les émissions « réelles » de 180 000 véhicules circulant à Paris. Cet organisme a constaté que les moteurs diesel EURO 6 émettaient jusqu'à « 6 fois plus d'oxydes d'azote que les normes d'homologation ». Par ailleurs, la chaleur augmente de 30 % la pollution. Du pain bénit pour la ville de Paris, qui a commandé l’étude et qui veut se débarrasser de cette motorisation. Elle affirme que le Diesel propre n’existe pas. Mais l’association 40 millions d’automobilistes estime que les résultats de cette étude sont biaisés. Elle fait remarquer que Paris est constamment embouteillée. Aucune voiture thermique ne pourrait, dans ces conditions, respecter les seuils de plus en plus draconiens des normes EURO, souligne 40 millions, qui rappelle que les émissions ont fortement baissé en Europe depuis 30 ans.