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Principe de fonctionnement du filtre à particules
Principe de fonctionnement du filtre à particules - Laurent Meillaud

Un nouveau scandale pour le Diesel ?

Diffusion du samedi 18 janvier 2020 Durée : 3min

Au programme : une nouvelle batterie de technologie française, Fiat qui passe à l’hybride, et un nouveau scandale pour le Diesel.

Une association basée à Bruxelles, Transport & Environment, a sorti récemment une étude qui peut faire froid dans le dos. Elle affirme que lors du nettoyage automatique du filtre à particules, sur les moteurs Diesel, les voitures se mettent alors à rejeter de façon ponctuelle 1 000 fois plus de particules que les seuils autorisés. C’est en partie vrai. Mais, l’étude a exagéré ce phénomène et surtout elle se base sur deux modèles, une Opel Corsa et un Nissan Qashqai qui ne sont pas dotés des dernières technologies. Ce qu’il faut savoir, c’est que le filtre à particules a besoin d’être nettoyé au bout de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de km. Et à ce moment -là, les suies brûlées émettent des particules. Sur autoroute, c’est un laps de temps très court. En ville, où les moteurs montent moins vite en température, cela peut se faire sur quelques km. Mais pas les 15 km que met en avant l’étude. Beaucoup de bruit finalement pour pas grand-chose. Les constructeurs automobiles ne sont guère étonnés par ce genre d’étude qui fait dans le sensationnel, et qui tend à relativiser les progrès du Diesel, d’autant que l’ONG en question est connue à Bruxelles pour militer en faveur de la voiture électrique.

Fiat passe à l’hybride….

En attendant de sortir des modèles électriques, et de se marier peut-être avec le groupe PSA, le marque italienne a décidé d’appliquer l’hybridation légère sur la 500 et la Panda. Ce n’est pas un système très sophistiqué, puisque Fiat va accoler un alterno-démarreur 12 v et une petite batterie sur les versions à moteur 3 cylindres essence d’1 litre. C’est en gros le système que l’on trouve déjà chez Suzuki par exemple. Le système permet de récupérer de l'énergie en décélération, mais aussi d'épauler le moteur à l'accélération, et puis de couper ce dernier le plus souvent possible pour réduire sa consommation. La réduction serait de 20 % par rapport à un système Stop & start plus classique. De quoi échapper au malus. 

La France veut se lancer dans la batterie au sel..

Une start-up d’Amiens travaille en effet sur la batterie au sodium. Cette matière première est beaucoup plus abondante sur terre et moins coûteuse à extraire que le lithium. Et en plus, c’est plus facile à recycler. Ce type de batterie n’est pas aussi performant que celle au lithium-ion, par contre elle est beaucoup plus rapide à recharger. La société Tiamat envisage en tout cas de remplacer la batterie de démarrage au plomb par ce produit. Avant de pouvoir un jour équiper les voitures électriques. La production devrait démarrer dès cette année.

Et puis, Volvo passe à la 5G en Chine

Ce pays a décidé de miser à fond sur le réseau mobile de dernière génération. Par rapport à la 4G, la 5G permet de transférer davantage de données, plus rapidement et avec moins de latence. Et cela ouvre la voie à des applications en lien avec la sécurité. Par exemple, lorsqu’une voiture aura connaissance par le réseau de problèmes de circulation imminents tels que des travaux, des embouteillages ou des accidents, elle pourra prendre des mesures préventives comme ralentir ou suggérer un itinéraire alternatif. De plus, cette stratégie aura un impact sur la consommation d'énergie.

La 5G va aussi offrir la possibilité pour les voitures de trouver plus facilement une place de parking à l’aide de caméras de circulation. Elles pourront également communiquer avec les feux de circulation afin de circuler à une vitesse optimale et de bénéficier d’une « vague verte ». Volvo prévoit d’introduire la connectivité 5G dans la prochaine génération de véhicules