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Opel Granland X Hybrid
Opel Granland X Hybrid - Laurent Meillaud

La Norvège en pointe sur la voiture électrique en Europe

Diffusion du dimanche 2 février 2020 Durée : 3min

A l'essai : une allemande branchée : l’Opel Grandland X hybride.

C’est l’équivalent chez la marque allemande du 3008 hybride rechargeable chez Peugeot, de la DS7 Crossback e-Tense et du C5 Aircross chez Citroën. Il s’agit donc d’un SUV, équipé d’une batterie permettant en théorie de parcourir près de 60 km en mode électrique. On est plus près de 40, dans la réalité. J’ai eu l’occasion de rouler avec ce modèle, outre-Rhin. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’Opel offre le choix entre deux niveaux de puissance : 225 ch avec un seul moteur électrique à l’avant, en plus du moteur à essence 1,6 L 4 cylindres, et 300 ch avec un deuxième moteur électrique sur l’essieu arrière. Et cette version la plus puissante n’est pas disponible que sur la finition la plus haut de gamme. L’avantage aussi, c’est que le Grandland X hybrid est plus accessible, avec un tarif inférieur de plusieurs milliers d’euros par rapport à ses cousins du groupe PSA. Il est disponible à partir de 41 700 euros, et on peut le louer à 399 euros par mois. Plutôt bien équipé, ce SUV est sympa à conduire. Surtout quand on utilise seulement la batterie, car on apprécie vraiment le silence. On sent à peine la transition entre l’électrique et le thermique. Chez Opel, où ce SUV hybride rechargable côtoie la e-Corsa, toute la gamme sera électrifiée en 2024.

C’est une première : en Norvège, il se vend plus de véhicules électriques que de thermiques.

Dans ce pays d’Europe du nord, les ventes de véhicules électriques ont représenté 42,4 % du total des immats en 2019, avec plus de 60 000 véhicules. La bataille fait rage entre Volkswagen et Tesla. On note également une forte progression de Hyundai, qui vient bousculer  Nissan et Renault. En comparaison, la part des véhicules thermiques s'établit à 31 % du marché, avec un volume comparable en essence et Diesel. Les hybrides représentent quant à eux 26 % du marché.  Ce niveau record de ventes de modèles électriques permet à la Norvège d’atteindre une moyenne de 60 g/km de CO2, soit déjà l’objectif que s’est fixé l’Union européenne pour 2030 ! C'est une performance qu'il faut saluer. Mais, la Norvège est une exception dans le paysage européen, en raison de mesures fiscales et liées à l'usage.

Et en France où en est-on ? 

En tout, près de 43 000 véhicules électriques neufs ont été vendus l’an dernier. Si l’on rajoute les utilitaires et les hybrides rechargeables, ça fait plus de 70 000 véhicules. Mais la part de l’électrique pur est à moins de 2 % du marché, toutes énergies confondues. C’est un demi-point de plus, par rapport à 2018. A noter que sur le marché de l’occasion, les ventes ont progressé de 55 % en 2019. Il s’est vendu près de 20 000 véhicules électriques. Et sans surprise, c’est la Renault ZOE – le modèle le plus diffusé en France – qui est en tête, avec la moitié des immats. Suivent ensuite la Nissan Leaf et la BMW i3.

Et puis Total va installer 20 000 points de recharge. Mais ce n’est pas en France que ça se passe…

C’est une commande historique que vient de passer la ville d’Amsterdam. Ces bornes seront installées dans la métropole et dans les provinces environnantes. Elles seront alimentées par de l’électricité d’origine renouvelable, issue du solaire et de l’éolien. Total assurera par ailleurs de la recharge intelligente pour mieux lisser la consommation. Le pétrolier a pour ambition d'opérer 150 000 points de charge en Europe à horizon 2025 et ainsi d'être un acteur majeur de la mobilité électrique.