Replay du samedi 24 avril 2021

Plein de nouveautés automobiles dans un des plus grands salons du monde

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Au salon de Shanghai, le constructeur Huawei a présenté une voiture : ArcFox Alpha S

Huawei a présenté sa première voiture électrique : ArcFoc
Huawei a présenté sa première voiture électrique : ArcFoc - Huawei

Mercredi, c’était la journée de la Terre

Pour marquer le coup, l’Europe a fixé ses objectifs ambitieux de réduction de CO2 pour 2030. Eurodéputés et États de l'Union européenne se sont mis d'accord pour une réduction nette d'« au moins 55 % » des émissions de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990. Le parlement voulait monter à 60 %, mais c’est déjà un compromis ambitieux. « Nous allons faire deux fois et demi plus en 9 ans que ce que nous avons fait au cours des 10 dernières années en Europe », a observé l'eurodéputé Pascal Canfin, président de la commission Environnement au Parlement européen.

Quoi de neuf au salon de Shanghai ?

C’est le seul salon de l’automobile à se tenir en présentiel depuis le début de l’année. On a pu y voir au moins une nouveauté française, la nouvelle Citroën C5X qui est conçue pour le marché local. Mais il y avait surtout de nombreux modèles électriques, en particulier allemands. Ainsi, Audi et Volkswagen ont présenté des SUV électriques, pour la plupart réservés à la Chine. L’un d’eux pourrait toutefois arriver chez nous à terme du côté de la marque aux anneaux. Mercedes a dévoilé un grand SUV électrique, l’EQB. Et puis la nouveauté, c’était aussi le futur SUV électrique de Toyota, qui a été dévoilé à l’état de concept. Sinon, retenez que le chinois Huawei a présenté sa première voiture électrique. Oui, je parle bien du fabricant de smartphones. Il a conçu pour le marché local une berline qui a pour nom l'Arcfox Alpha S. Connectée en 5G, dotée d’une intelligence artificielle et proposée avec un système de conduite autonome de niveau 3, elle sera fabriquée avec un constructeur chinois, le groupe BAIC. 

Le sport auto s’électrifie lui aussi. La FIA vient de lever le voile sur une nouvelle catégorie.

Il s’agit de GT électriques, qualifiées de "révolutionnaires". Cette nouvelle discipline incorporera des innovations et des libertés techniques encore jamais vues en compétition. La possibilité sera notamment donnée de développer les batteries tandis que les principes de charge rapide et d'arrêts au stand intégreront le concept. Les constructeurs auront une certaine liberté pour aller chercher de la performance. L'objectif est d'organiser des compétitions sur des circuits permanents, et non urbains comme dans le cas de la Formule E.

Et puis, Toyota va engager une voiture avec un moteur à hydrogène en compétition

L'annonce peut surprendre, mais le constructeur japonais a décidé d'engager une voiture de course avec un moteur à hydrogène, basée sur la Corolla Sport. Elle participera aux Séries Super Taikyu, une catégorie d'endurance basée sur des véhicules de série au Japon, dans le cadre des 24 h de Fuji, lors du week-end du 21 au 23 mai. Cet engagement est l'occasion pour Toyota d'éprouver la technologie dans l'environnement très exigeant du sport automobile. Le monde de la compétition explore la voie de l'hydrogène. Si la propulsion avec un moteur électrique et une pile à combustible est l'option privilégiée par les 24 h du Mans, une autre option est de faire appel à l'hydrogène comme carburant dans un moteur thermique. Selon Toyota, c'est une autre façon d'arriver à la neutralité carbone. La voiture n'émet que très peu de CO2, sauf quand elle consomme de l'huile moteur. De plus, le constructeur estime que ce mode permet de conserver le plaisir de conduire, ainsi que le bruit et les vibrations. Le moteur nécessite cependant quelques aménagements au niveau de l'injection.