Replay du samedi 7 novembre 2020

La crise sanitaire et le club de football de l'US Raon

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Les clubs tendent le dos avec la crise sanitaire. L'arrêt de leurs activités les prive de rentrées financières et surtout met en sourdine leur rôle social. Une situation que connaît l'US Raon. Malgré la situation, le club met tout en oeuvre pour poursuivre sa mission auprès des licenciés du club.

Farid Touileb est le manager général de l'US Raon
Farid Touileb est le manager général de l'US Raon - USR

Les clubs et les associations sont à l'arrêt. La Covid-19 est passée par là et pourrait bouleverser la carte du monde associatif et sportif. L'US Raon football et ses 400 licenciés n'en réchappent pas, mais au club, on refuse de baisser les bras :"Nous devons garder le contact avec nos licenciés et nos bénévoles. Pour cela, les réseaux sociaux nous sont très utiles", assure Farid Touileb, le manager général du club. Garder le lien est donc primordial en ces temps difficiles, d'autant plus que la demande est réelle. Educateurs, dirigeants, joueurs ont le sentiment de ne pas jouer leur rôle :" Nous sommes frustrés. car en ce moment comme toutes les associations nous ne pouvons plus transmettre et échanger. Ces principes sont pourtant fondamentaux pour maintenir le lien social dans notre société", affirme Farid Touileb. 

"Nous devons nous adapter"

Les priorités sont ailleurs et la compétition est loin d'être la préoccupation du manager général de l'US Raon :"La situation est assez sérieuse pour ne pas respecter les consignes imposées. Nous devons les accepter et nous adapter et ce même si nous avons suivi à la lettre les protocoles pour accueillir nos licenciés, notamment nos jeunes de l'école de foot. En plus, jouer sans public est contraire à l'esprit du football amateur et du sport tout court". 

"La Fédération doit contribuer"

Des mots forts qui traduisent parfaitement les sentiments de nombreux éducateurs et bénévoles des clubs et associations sportives dont la crainte est de voir disparaître un travail et une passion de toute une vie à la richesse inestimable en l'absence de rentrées financières :"Je partage la crainte de mes collègues puisque comme tous les clubs amateurs nos ressources financières dépendent des buvettes, des lotos et autres manifestations de ce type qui ne sont plus possibles. Chez nous à l'US Raon, nous avions anticipé la situation actuelle en restant prudent, ce qui n'est pas forcément le cas de tous et c'est pour cela que la Fédération qui est loin d'être la plus pauvre doit contribuer", explique Farid Touileb.

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