Toutes les émissions

LE reportage

Les trafiquants de drogue tiennent certains quartiers.
Les trafiquants de drogue tiennent certains quartiers. © Maxppp - LP/Philippe de Poulpiquet

Dans certains quartiers de Longjumeau tenus par les dealers, les habitants vivent l'enfer

Diffusion du mercredi 7 novembre 2018 Durée : 4min

Dans les quartiers qui sont "tenus" par les trafiquants de drogue, les habitants vivent l'enfer. Valentin Dunate, journaliste à France Bleu Paris, a donné la parole à ces citoyens dont certains vivent dans la peur à Longjumeau (Essonne).

Les trafiquants de drogue font la loi dans certains quartiers

Les trafiquants de drogue, qui "tiennent" certains quartiers, font vivre un enfer aux habitants. A Longjumeau (Essonne), les habitants n'en peuvent plus. Les cris pour signaler l'arrivée de la police ponctuent les journées. Les trafiquants font leur business de midi à 02h00 du matin. 

Des interpellations ont lieu tous les jours mais les trafiquants sont toujours là. Les habitants constatent même que la situation semble empirer. Les guetteurs, les "choufs" comme ils les appellent, sont de plus en plus nombreux. Les trafiquants sont agressifs : les habitants doivent leur rendre des comptes. Impossible, pour un vieux monsieur de 77 ans qui vit dans son quartier depuis toujours, de s'asseoir sur un banc. Les trafiquants exigent qu'il rentre chez lui. Il lui ordonne même de baisser les yeux quand il ose les regardez en face. Comme beaucoup de riverains, le vieux monsieur est terrorisé. 

La maire de Longjumeau réclame d'avantage de policiers

La maire de Longjumeau, Sandrine Gélot, invitée de France Bleu Paris ce mercredi matin à 08h15, est tout à fait consciente du problème et elle essaye vainement d'améliorer les choses. Elle reconnaît que pour l'instant elle n'y arrive pas et elle demande d'avantage de policiers. Il en faudrait 5 à 10 de plus, dit-elle. 

Elle demande aussi que les mineurs, qui sont de plus en plus violents, ne soient plus protégés par l'ordonnance de 45 qui empêche de les condamner. Il ne s'agit pas de les mettre en prison, précise-t-elle, mais au moins de les éloigner des trafiquants qui ont la mainmise sur eux grâce surtout à l'argent facile qu'ils proposent à de jeunes enfants d'abord pour faire le guet avant de les enrôler dans leur réseau.