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Les échecs pour réussir dans les écoles du Blanc Mesnil

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Dans la classe de CM1 de l'école Calmette du Blanc Mesnil
Dans la classe de CM1 de l'école Calmette du Blanc Mesnil © Radio France - Rémi Brancato

Parfois, les échecs servent à réussir! C'est le pari de la ville du Blanc Mesnil, en Seine-Saint-Denis. Le maire a lancé un enseignement d'échecs dans les écoles. Cette année, plus de 1000 élèves en bénéficient, dans 40 classes. Reportage

Depuis la rentrée de septembre, 1000 élèves de 40 classes des écoles du Blanc Mesnil suivent des cours d'échecs dans le temps scolaire, avec l'accord de l'éducation nationale. C'est 200 de plus que l'an passé. Dans cette classe de CM1 de l'école Calmette, une fois par semaine, c'est Philippe Moreira, le responsable de ce projet, qui prend la place de l'enseignante. Avant de jouer, les élèves répètent avec lui les connaissances des semaines précédentes et en apprennent de nouvelles.

Des élèves "en difficulté" qui "comprennent tout de suite"

"L'an passé je ne savais pas jouer et de plus en plus j'apprends" explique cette élève, un manuel d'échecs posé sur la table. A l'issue de chaque partie, Philippe Moreira attribue des points en fonction des victoires, des matchs nuls, mais aussi de la qualité du jeu. "Les règles c'est quelque chose de fondamental comme dans la vie (...) au jeu d'échec, on a beau s'excuser, la partie est perdue" détaille-t-il, insistant sur la "concentration" et "l'anticipation" nécessaires.

"Je découvre des facettes de mes élèves que je ne connaissais pas" sourit pour sa part l'enseignante Antonia Lopes : "des enfants qui sont en difficulté en mathématiques, là ils comprennent tout de suite".

Une partie sur Internet contre le maire

Cet enseignement, c'est le maire du Blanc Mesnil qui l'a imaginé. Et aujourd'hui, Thierry Meignen (LR), s'implique personnellement. Il joue un coup chaque semaine face aux élèves. "On joue sur Internet contre le maire une partie majoritaire, c'est à dire que les enfants votent pour un coup et le coup plébiscité, majoritaire, c'est celui qui est joué contre la maire : on leur apprend la démocratie" s'enthousiasme celui qui jouera le coup final de cette longue partie virtuelle au mois de juin lors de la fête des échecs de la ville.

Philippe Moreira, le responsable du projet échecs apprend un coup à un élève de CM1 - Radio France
Philippe Moreira, le responsable du projet échecs apprend un coup à un élève de CM1 © Radio France - Rémi Brancato