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46th gathering of yellow vests.| 46eme rassemblement de gilets jaunes © Maxppp - Roland Macri

VIDEO : "J'ai pleuré devant la juge" : Geneviève Legay se confie après avoir vu la juge

Diffusion du lundi 3 février 2020 Durée : 6min

La militante d'Attac, Geneviève Legay vient d'être auditionnée pour la première fois par un juge d'instruction à Lyon presque un an après les faits. Elle se confie à France Bleu Azur

Geneviève Legay entendue pour la première fois par un juge d'instruction à Lyon. La militante d'Attac a été violemment poussée à terre par un policier et gravement blessée à la tête en mars dernier, lors d'une manifestation à Nice, pour soutenir les gilets jaunes. Une information judiciaire est ouverte depuis presque un an pour "violences volontaires" à l'encontre du policier qui a participé à la charge.  

"J'ai pleuré devant la juge" Geneviève Legay 

Geneviève Legay a été auditionnée, en fin de semaine dernière, en qualité de victime et de partie civile. Sur France Bleu Azur elle raconte cette audition, affirme avoir pleuré sous l'émotion. Elle a raconté ce dont elle se souvient de cette journée du 23 mars,  les circonstances, son ressenti. Le juge lui a demandé si elle savait que la manifestation était interdite, si elle avait entendu les sommations de se disperser.  Elle en veut à Christophe Castaner, le ministre de l'intérieur, et à Emmanuel Macron, le président de la République.

"La justice a mis le temps, mais enfin Geneviève a pu s'exprimer" se satisfait son avocate.

L'avocate souhaite que les policiers présents ce jour-là soient entendus y compris le commissaire qui a donné l'ordre de charger. Elle dispose aussi de nouvelles images de la scène où Geneviève est projetée au sol, qu'elle aimerait verser à la procédure.  Il y a aussi cette note de la gendarmerie, dont des extraits ont été publiés par Mediapart, qu'elle veut que le juge examine. Dans ce rapport, un capitaine explique pourquoi son escadron a refusé de prendre part à la charge.

Les investigations vont durer plusieurs mois précise le juge d’instruction à la militante.  Des experts vont être désignés pour estimer aussi ses dommages physiques et psychologiques. 

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