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Opéra Garnier
Opéra Garnier © Radio France - Murielle Giordan

La véritable histoire du fantôme de l’Opéra

Diffusion du vendredi 26 juillet 2019 Durée : 3min

C'est une année importante pour l'Opéra de Paris car comme vous le savez, nous fêtons ses 350 ans ! L'occasion parfaite, de venir, ou bien, de revenir faire une visite guidée à l'Opéra Garnier avec Cultival.

Lieu emblématique de la capitale, joyau du patrimoine français, c'est un endroit qui fait rêver voire trembler... de peur ! C'est en effet cet Opéra qui a inspiré l'auteur français Gaston Leroux pour cette fameuse histoire de fantôme vengeur, dans son ouvrage publié en 1910. Et si l'histoire était vraie, du moins, en partie ? Tout commencerait avec cette rumeur qui date de la construction du monument, plongeant alors la capitale dans une peur bleue. Nous sommes le 28 octobre 1873, un jeune pianiste, du nom d'Ernest aurait eu le visage brûlé lors de l'incendie de l'ancien Opéra Le Peletier. Sa fiancée, une ballerine, y aurait, elle, perdu la vie. Inconsolable et défiguré, le malheureux Ernest aurait trouvé refuge dans les souterrains de l'OG, alors en pleine construction.

Il y séjourna jusqu'à sa mort. Il consacra les derniers temps de sa jeune vie à la création d'une œuvre lyrique en hommage à sa bien-aimée. Son corps n'aurait jamais été retrouvé jusqu'à ce jour, du 24 décembre 1907. En effet, Alfred Clark, président de la compagnie française du gramophone, décida de faire enregistrer les voix des cantateurs de l'opéra dans le but d'apprendre aux hommes du XXIème siècle quelle était la voix des principaux chanteurs de son temps.

Les 48 disques enregistrés ont été enfermés dans des urnes puis, enfouis dans les sous-sols du Palais Garnier avec cet objectif de les déterrer 100 ans plus tard. Or, voilà lors de la mise sous terre de ces voix phonographiées, les ouvriers ont mis à nu un squelette... Pour ne pas créer la panique générale, les autorités ont préféré rassurer la population en affirmant qu'il s'agissait, sans doute, d'une victime de la commune de 1871. Toutefois, beaucoup pensent qu'il s'agirait plutôt de la dépouille du pianiste, dont le spectre hanterait encore aujourd'hui le monument...

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