Replay du lundi 22 juin 2020

Reims : l'art de rue sous les ponts de la coulée verte

Gui alias C2B, sous un des ponts de la coulée verte à Reims
Gui alias C2B, sous un des ponts de la coulée verte à Reims © Radio France - Nicolas Schmitt

Ils sont immanquables lorsque l'on se balade sous la coulée verte, ces murs tagués et graffés de formes que l'on a parfois du mal à identifier. On imagine qu'ils sont faits en pleine nuit, à la sauvette, à l'abri des regards. Et bien non, pas sous les ponts de la coulée verte à Reims, les murs sont libres d'expression. 

Entendez : vous comme moi pouvez prendre une bombe de couleur et y dessiner ce que vous voulez. En étant conscient qu'un autre "talent" pourra recouvrir votre réalisation à tout moment.

"De l'art de rue pur et dur !"

Là on voit bien que c'est une fresque travaillée, avec de la couleur, de la vie, un thème, C2B, graffeur

La fresque de Case
La fresque de Case © Radio France - Nicolas Schmitt

Et ce dimanche 14 juin après-midi, alors que beaucoup de famille se promenaient, Gui, Djon, Case et Raul, 4 graffeurs rémois s'étaient donnés rendez-vous pour réaliser une fresque.  Pour afficher leur art. Car comme l'affirme fièrement Gui, alias C2B, c'est de l'art de rue pur et dur ! ce dont les gens n'ont pas forcément conscience. Ce qui le pousse à faire une petite mise au point : 

Ce qui est bête c'est que les gens ils généralisent le vandale et le légal, et souvent les jeunes et les moins jeunes ont souvent une image du graf comme étant le petit tag qui va dégueulasser la rue, alors que non ! Là on voit bien que c'est une fresque travaillée, avec de la couleur, de la vie, un thème. 

Impossible de contredire Gui qui n'est pas venu qu'avec son carton de bombes de peinture. Rien n'est improvisé. Il sort de sa poche l'esquisse de la fresque qu'il avait préalablement réalisée chez lui. 

"On fait ça pour les gens"

Esquisse du dessin avant de graffer en taille réelle
Esquisse du dessin avant de graffer en taille réelle © Radio France - Nicolas Schmitt

C'est la règle du jeu dans le graffiti : des heures de travail peuvent être recouvertes à tout moment. Alors les graffeurs s'empressent d'immortaliser leur présence en prenant des photos et en les diffusant sur les réseaux. Mais ce n'est pas le plus important pour Gui : Nous on fait ça plus pour les gens, pour qu'ils voient quelque chose de beau quand ils font leur footing le matin et que ça leur donne envie de revenir voir quelque chose d'autre.

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